keyboard_arrow_left Retour
Série «Jeux te tiens» 3/7

Jeux de conquêtes

O ndine a été initiée au monde du jeu par son amoureux qui est un passionné. Dans le collectif pour lequel les désormais deux mordus de cartes, dés et plateaux œuvrent, cette discipline est pratiquée avec beaucoup de sérieux aussi bien par les (tout) petits que par les grands. Leur ludothèque à Delémont compte plus de 150 jeux de tout genre. Pendant cette période de fin d’année, elle nous en présente 12 au travers de 6 grands styles. Si vous restez dubitatif face aux jeux après cette série, contactez-la, elle trouvera certainement celui qui est fait pour vous.

Une de nos dernières acquisitions est un jeu de Christian Martinez, un auteur français. On se retrouve à l’époque des Celtes, incarnant des chefs de clans irlandais qui partent à la conquête de nouvelles terres au-delà des mers. On s’y installe, on rallie des clans et on conquiert des territoires.

INIS est un très beau jeu qui nous fait redécouvrir les classiques de la conquête. Pour les 12 ans et plus, il se joue de deux à quatre joueurs-ses, mais trois est le nombre idéal.

Exploration, expansion et extermination sont les mots d’ordre de ce jeu qui se base sur la mécanique du «draft»: on reçoit des cartes, mais au lieu de toutes les garder, on en choisit une et on passe le reste de ses cartes à son voisin... Et ainsi de suite, jusqu'à avoir réparti à nouveau toutes les cartes entre les joueurs-ses. Cela permet de réduire un peu le facteur hasard. Mais choisir c'est mourir un peu et on se retrouve souvent devant ce dilemme: «J'ai trop besoin de cette carte, mais si je prends celle-ci je laisse cella-là à Myriam... et je peux vraiment pas lui faire ce cadeau!»

On apprécie le plateau de jeu évolutif dont les territoires qui apportent des bonus au joueur-se qui les contrôlent et la fourberie dont on peut faire preuve dans certaines négociations. Et oui on peut faire alliance avec un clan pendant un combat et l'exploser au suivant!

Il y a trois conditions de victoire ce qui va avoir des effets évidents sur le jeu. Premièrement, on va être mis en position de tension dès le deuxième de tour de jeu, les autres pouvant devenir très vite une menace. Du coup, il faudra réagir rapidement: renforcer ses positions ou contrer un adversaire dangereux? Et surtout, surtout dans ce jeu, tout le temps avoir à l'œil les autres pour ne pas se retrouver avec un-e qui pullule pendant que le reste des adversaires se foutent sur la gueule. Dans des parties à trois ou quatre, les négociations et les alliances vont bon train. Inis est un jeu très interactif.


Si je peux vous conseiller un autre jeu de conquête très fun et un peu plus accessible, c’est SMALLWORLD. Il a été créé par Philippe Keyaerts, un auteur belge. A partir de huit ans, il se joue de deux à cinq joueurs-ses.

Son titre nous donne le mot d’ordre: le monde est trop petit pour que les nains, les mages, les amazones, les géants, les orcs et les humains qui le peuplent puissent s’étendre et prospérer.

Le principe de jeu est simple, on choisit un clan auquel est associé aléatoirement un pouvoir et on étend son empire en exterminant les adversaires de préférence, sachant que l’on marque autant de points que l’on occupe de territoires à la fin de chaque tour.

Mais voilà, il vient toujours un moment où le clan arrive au bout de son heure de gloire et s’essouffle, la seule manière d’avancer dans le jeu est d’accepter son déclin afin de pouvoir diriger un nouveau peuple que l’on devra choisir judicieusement. Pourquoi pas des zombies-marchands ou encore des amazones dures à cuire?

Si vous avez encore un Risk dans votre armoire, vous pouvez sans hésitation le remplacer par Smallworld, vos enfants, petits enfants ou amis-es vous remercieront.


Notre série des Fêtes: « Jeux te tiens»

1er épisode: Le Père Noël s’y connaît-il vraiment en jeux? EN LIBRE ACCÈS

2e épisode: Jeux de hasard raisonné et combinatoires-abstraits

3e épisode: Vous y êtes.

4e épisode: Jeux de plis

5e épisode: Jeux de gestion-développement

6e épisode: Jeux d’ambiance (party game)


Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr, Geoffrey Genest, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud (président), Jacques Pilet, Chantal Tauxe, Faridée Visinand, Ondine Yaffi (ordre alphabétique).

© 2018 - Association Bon pour la tête | une création WGR