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«Le monde juge bien des choses, car il est dans l'ignorance naturelle, qui est le vrai siège de l'homme. Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L'autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu'ils ne savent rien et se rencontrent en cette même ignorance d'où ils étaient partis. Mais c'est une ignorance savante, qui se connaît. Ceux d'entre-deux, qui sont sortis de l'ignorance naturelle et n'ont pu arriver à l'autre, ont quelque teinture de cette science suffisante et font les entendus. Ceux-là troublent le monde et jugent mal de tout. Le peuple et les habiles composent le train du monde, ceux-là le méprisent et sont méprisés. Ils jugent mal de toutes choses, et le monde en juge bien.»

Blaise Pascal, Pensées sur la justice

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# 25 novembre 2022

semaine n°47

Actuel

La majorité des Suisses veulent être neutres face à la Russie et à l’Ukraine

Jacques Pilet

Sondage surprenant de TA-Media. «La Suisse doit être neutre face à la Russie et à l’Ukraine». D’accord? Plutôt d’accord? Pas d’accord? 64% des 1'200 personnes interrogées se déclarent très ou plutôt favorables à la neutralité dans ce conflit. Ce qui contraste fort avec les propos tenus mercredi à la radio romande par l’ambassadeur de Suisse à Kyiv qui a repris mot pour mot, sur tout, sans nuances, l’argumentation du Président Zelensky. Tensions politiques en vue.

La part de l’opinion favorable à la neutralité face à cette guerre a sensiblement augmenté au cours des derniers mois. On peut y voir un réflexe égocentrique de repli devant la tourmente. Ou aussi le rappel de la vocation traditionnelle de la Suisse: tenter d’aider les belligérants à cesser le feu, à négocier une issue pacifique plutôt que de prolonger les horreurs sanglantes. Ce n’est manifestement pas le choix du DFAE. Les déclarations de Claude Wild, ambassadeur en Ukraine, étaient catégoriques. Soutien total à la politique de Zelensky. Il est même allé jusqu’à partager ses doutes quant à l’affirmation de l’OTAN selon laquelle les missiles tombés par erreur en Pologne n’étaient pas russes mais ukrainiens. Plus préoccupant encore: le diplomate suisse considère aussi que le temps n’est pas venu pour des pourparlers de paix. Donc que la guerre doit se prolonger. Avec des dégâts terrifiants de part et d’autre. Il serait possible pourtant d’affirmer notre soutien à un pays agressé, de lui apporter une aide humanitaire et en même temps, rappeler que la Suisse est par principe favorable à une issue négociée aux conflits et qu’elle est prête en tout temps à offrir ses services dans ce sens. Certes, en l’occurence, si discussions il doit y avoir un jour, elles ne se tiendront pas en Suisse, vu son parti-pris. Ce sera plutôt à Istanbul, au Caire ou ailleurs. Dans un pays qui a affiché une certaine réserve. Mais le devoir de notre représentant auprès d’une des parties en guerre eût été de rappeler notre disponibilité. Comme devrait le faire aussi notre ambassadeur à Moscou. Lire la suite...


Le dessin de la semaine

« V. Zelensky à la COP27 »

Un dessin Valott

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