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La possibilité d’une île: Mahé

A h, larguer les amarres, partir au large… en cet étrange printemps 2020, la fringale d’ailleurs azurés est mise à rude épreuve. Pour nous faire patienter, le photographe Stephan Engler nous ouvre son album de voyages au chapitre « îles lointaines».

L’île principale des Seychelles est souvent uniquement un lieu de passage pour les touristes pressés de découvrir les magnifiques, mais très visitées, îles de Praslin (patrie du célèbre coco fesse) et de la Digue. Mahé est la plus grande des îles de l’archipel avec ses 27 kilomètres de long et 7 de large, c’est aussi la plus peuplée avec 77’000 habitants. 

La découverte de l’archipel des Seychelles selon les spécialistes a été faite par des navigateurs arabes au IXème siècle. Déjà à cette époque, ils commerçaient entre le Golfe Persique, Madagascar et les Comores. Depuis la riche histoire de ces îles a connu beaucoup de rebondissements avec comme acteurs principaux les pirates, les Français et les Anglais. Quelques dates importantes: l’arrivée du commandant Lazare Picault le 19 novembre 1742, qui une année plus tard change le nom de l’île principale en l’honneur de son supérieur Mahé de La Bourdonnais, et pour tout l’archipel des Seychelles, l’indépendance proclamée le 29 juin 1976. 

Mahé vaut la peine d’être visitée à bien des égards, bien entendu pour ses innombrables plages souvent désertes, mais aussi pour sa culture vivante et son centre qui possède une nature préservée. L’intérieur des terres est quasiment inhabité, une route sinueuse avec d’innombrables lacets amène au point culminant de l’île à 905 mètres. Situé dans le Parc national du Morne Seychellois, la température est beaucoup plus fraîche ici, selon les jours, même le brouillard est au rendez-vous! Une ambiance bien plus chaude règne sur la côte découpée par des anses très différentes l’une de l’autre.


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Sur la route principale qui longe le littoral les take away sont nombreux. Une institution ici, car le «Byen Manze Kreol» fait partie de la culture. Dans ces petites échoppes les plats locaux sont délicieux, pas chers et vraiment très copieux. Sur cette île tranquille où il n’est pas rare de se coucher avec le soleil, chaque année lors du «The Creole Festival» au mois d’octobre les habitudes changent. La musique est omniprésente et les lieux de fêtes surgissent partout sur l’île, fréquentés par toutes les familles. C’est pendant cette période ou lors de fêtes familiales que le redoutable Kalou (sève de cocotier fermentée) est consommé. De fabrication artisanale, cette boisson éphémère très forte n’est pas vendue dans les commerces.

Les rencontres avec les insulaires lors de cette période festive, par exemple avec le sympathique Joël Banane (véridique), sont nombreuses et les discussions sans fin (en français, anglais ou créole) font partie de la tradition. 

Mahé est seulement une île parmi les 114 qui composent l’archipel des Seychelles, ce qui suppose encore de belles découvertes.

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Geoffrey Genest, Yves Genier, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet, Chantal Tauxe (ordre alphabétique).

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