keyboard_arrow_left Retour
LU AILLEURS / SUISSE

A la recherche de l'italien

S ur un échantillon de 10 000 Suisses parlant italien, 58% ne vivent pas au Tessin. La langue de Dante, cependant, se classe au premier rang des idiomes nationaux dans la liste des langues que l'on aimerait apprendre.  Et comme langue secondaire? Au niveau national, si on ne compte pas le Romanche, elle est la moins utilisée des langues nationales et la plupart des gens disent ne la connaître que partiellement. La raison? Elle est livrée par l'hebdomadaire de Locarno, Il Caffè.

Seul un italophone sur 10 vit au Tessin. Selon l'Office statistique, ce chiffre s'explique par les migrations. Sur un échantillon de 10 000 personnes, récemment révisé par l'Observatoire des langues de Suisse italienne, on découvre également la santé de cette langue.
Et en tant que deuxième langue secondaire pour les francophones et les germanophones, l'italien est moins utilisé que les autres langues nationales - et la majorité des gens disent ne le connaître que partiellement. «C'est pourquoi - souligne l'étude publiée dans le dernier numéro de la revue Dati - il faut faire plus pour que les germanophones et les francophones aient au moins un minimum de compréhension de la troisième langue nationale».
L'une des raisons est que l'apprentissage de l'italien n'a pas de statut officiel dans les autres cantons et n'est donc pas enseigné à l'école, explique le Caffé.
L'Office statistique souligne le fait que la connaissance de la langue est surtout dû à des origines familiales, à des contacts avec la culture et à la pratique de l'italien pendant les vacances, les séjours d'études ou encore par les mass-media.

Mais si à la maison on parle déjà peu l'italien, que se passe-t-il au sein de l'administration fédérale?
La présidente du Conseil national Marina Carobbio-Guscetti, qui s'est exprimée lors de la manifestation sur la Semaine de la langue italienne dans le monde «Berne lit Dante», a rappelé que depuis la scène particulière qu'est le siège présidentiel du Conseil national, l'italien a joué un rôle majeur au cours des douze derniers mois, comme le rapporte le site TV Svizzera.
Au cours de son mandat, la Présidente a décidé de mener les débats parlementaires dans sa langue. Depuis octobre 2018, date de son entrée en fonction, les interventions parlementaires en italien ont donc représenté 2,5% du total. Ce chiffre peut sembler modeste, mais il est plus de deux fois supérieur à la moyenne de 1 % enregistrée au cours des trois dernières législatures. 

Il est clair que c'est encore trop peu.
Il ne s'agit pas de sauver la langue des Tessinois mais de protéger le multilinguisme de tout un pays.


Lire l’article en italien ici.

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Geoffrey Genest, Yves Genier, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet, Chantal Tauxe (ordre alphabétique).

© 2019 - Association Bon pour la tête | une création WGR