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TRANSSIBÉRIEN, ÉTAPE 1 / Le voyage de l'inostranochka*

Sur le quai de la gare de Moutier, j’attends le train pour Pékin

P artir en train jusqu’en Chine est un rêve d’enfance que j’ai longtemps remis à plus tard. C’est la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Peu m’importe, je pars. Je pars parce que nos rêves ne nous survivent pas, écrit Ondine, artiste.
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Le Transsibérien. Un nom à lui seul qui invite au voyage. Jusqu’à présent, mes envies habitaient des contrées aux températures clémentes, c’est pourtant de bonne grâce que je pars me frotter à des -20°/-30°C. Pour seuls bagages, j’emporte deux petites sacoches en cuir. J’ai taillé à ma mesure la jupe que je porte dans un épais lainage brodé de fleurs. Et ses jupons dans des molletons. J’ai trouvé un vieux manteau en laine des années cinquante avec un large col de fourrure et d’une peau de lapin blanc, je me suis fait une toque. J’ai sur...