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A VIF / Catalogne

L'affreuse journée de Barcelone

C e qui est sûr, c’est que le gouvernement espagnol a perdu la bataille des images. Toutes les télévisions du monde ont montré des flics vidant des urnes, matraquant ceux qui les défendaient. Le pouvoir de l’Etat est tombé dans le piège. Au lieu de laisser faire un référendum-bidon, organisé sans aucune garantie démocratique, au lieu de dégonfler un acte symbolique, il lui a donné une dimension politique gravissime.

L’impact du spectacle est tel que tout rappel des causes et des faits devient inaudible. En bref, quelques points cependant. 

Le statut de la Catalogne au sein de l’Espagne lui assure une large autonomie. A preuve, un détail: à la télévision, le représentant du gouvernement central s’adresse aux Catalans dans leur langue.

L’idée du référendum a été lancé par les indépendantistes au lendemain d’élections décevantes pour eux. Leur cause tendait à s’essouffler du fait qu’une grande partie de la population, notamment venue d’ailleurs, s’inquiète du projet. Le chef du...