Média indocile – nouvelle formule

# 1 octobre 2021

semaine n°39

Actuel

Trans, détrans: alertes pour un scandale annoncé

Anna Lietti

D’un côté, une flambée d’adolescentes qui demandent à devenir des garçons. De l’autre, des repentis et repenties de la transition qui alimentent le soupçon: changer de sexe ne serait-il pas un moyen d’échapper à l’homophobie pour certains jeunes? Surtout des filles? La «question trans» est complexe, paradoxale, ultra-délicate. Problème immédiat: des mineurs se voient prescrire des traitements irréversibles, sur des bases scientifiques controversées. Y compris en Suisse.

«Aujourd’hui le risque est que dans 20 ans le Conseil Fédéral se tordra les mains en excuses et constituera un fond d’indemnisation pour avoir poussé des jeunes à voir leur vie bouleversée par des soins inadéquats… » Quel est donc ce scandale médical, si peu annoncé et néanmoins redouté par François Brutsch sur son blog Un Swissroll? Ce qui alarme ce haut fonctionnaire socialiste genevois à la retraite, c’est la trop grande facilité avec laquelle des enfants et adolescents en questionnement de genre se voient aujourd’hui prescrire des traitements de transition aux effets partiellement ou complètement irréversibles – bloqueurs de puberté, hormones de l’autre sexe, chirurgie. Un phénomène mondial, qui menace également la Suisse, affirme-t-il. François Brutsch n’est pas exactement un conservateur crispé dans la défense de la famille traditionnelle. C’est un pionnier du combat pour les droits des homosexuels, co-fondateur de Pink Cross, l’association nationale des gays en Suisse. Il a donc dû braver les soupçons de traîtrise à la cause LGBT pour annoncer fin août, dans l’article sus-mentionné, qu’il avait signé «L’appel au respect du principe de précaution» lancé par l’AMQG, (Association pour une approche mesurée des questionnements de genre chez les jeunes), récemment créée à Genève par des parents concernés. Leur thèse: la médicalisation précoce des troubles de l’identité de genre fait aujourd’hui scientifiquement débat, il semble que ses effets délétères aient été sous-estimés. Des pays pionniers comme la Suède remettent leurs pratiques en question, écoutons ce signal d’alarme! Parmi les quelque 250 signataires de la pétition, on trouve deux autre militants gays historiques − Jean-Pierre Sigrist et Pierre Biner. Lire la suite...


Le dessin de la semaine

« C'est l'automne »

Un dessin Tony Marchand