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FESTIVAL / Vincent's mots

Digressions nocturnes sur les quais du Montreux Jazz

S oirée cauchemardesque, en tout cas pressentie comme telle, pour les programmateurs de l’officiel, puisque ce soir, l’insupportable diva au melon encéphalique gigantesque, Lauryn Hill, et l’imprévisible génial saboteur de son propre talent, Pete Doherty sont à l’affiche du Jazz Lab. De mon côté, c’est dans le «off» que je traîne ma carcasse d’animal à sang trop épais pour cet enfer bourgeois caniculaire.

Inconfortablement assis sur la roche, alors que j’écris ces lignes, aux abords du parc Vernex, résonne le jazz, certes maitrisé, mais insipide et surfait, de la Canadienne Tia Brazda, faisant passer n’importe quel groupe de croisière chic de seconde zone, pour du Motörhead. En face, sur le lac, huit hors-bord, remplis de fils de…bonne famille, narguent les prolétaires semblant plus avides de nourritures exotiques et de ragots de quartiers, que de sensations musicales inédites. Renforçant l’impression de se trouver sur la «Croisette», Montreux assoit son statut de «festival de Cannes de...