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Culture / Découvrir Shimon Peres sur Netflix


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«Shimon Peres: L’homme qui osait rêver», Richard Trank, sur Netflix, 129min.



Netflix a ses séries et ses films mainstream, on le sait. La qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Même si ces derniers temps, le cinéphile que je suis en a eu pour son argent en naviguant sur la plateforme. Si cette dernière compte des perles primées et reconnues, à l’instar de Roma de Cuaron ou The Irishman de Scorsese, elle peut s’enorgueillir aussi de petits bijoux plutôt discrets mais qui transmettent de la culture et des idées. Ce documentaire sur Shimon Peres, à peine sorti sur Netflix, en fait partie. Shimon Peres: L’homme qui osait rêver n’obtiendra sans doute pas la mention Netflix «parmi les plus aimés», il ne figurera jamais dans «le Top 10» des films les plus vus. Et pourtant, ce genre de films est un vrai trésor pour moi, parce qu’il me permet de découvrir une figure inspirante et profonde. Si la qualité majeure du film n’est ni l’objectivité ni la neutralité, on reconnaîtra à ce documentaire l’avantage d’être fort bien agencé, prenant et stimulant. Les témoignages qui cousent la réalisation le reconnaissent eux-mêmes: Peres n’était de loin pas admiré de tous, et il était controversé sur certaines affaires. Il n’empêche qu’en découvrant le dernier père fondateur de l’Etat d’Israël, on découvre un homme intègre, qui était tout sauf cynique. On le suit, à travers son ascension, lui le berger sans diplôme qui venait d’un shtetl biélorusse et qui est devenu l’un des hommes d’Etat les plus influents. On l’accompagne dans ses défaites et ses humiliations, lui le Premier Ministre, le Président, le Prix Nobel de Paix, qui en a cependant toujours voulu davantage pour son Etat et pour la paix avec les Arabes, et particulièrement les Palestiniens. On découvre sur Netflix un homme qu’on veut admirer, dont on veut s’inspirer, parce qu’il s’est donné tout entier et totalement à la fondation d’un foyer, à la construction d’une nation pour son peuple. 

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