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Chronique / Le billet du Vaurien

Propos désabusés

  • Et si j’écrivais un livre que j’intitulerais: Ce que Hitler a fait de bien. Il aurait un avantage: il serait bref.

  • Il y a des gens qui aiment la vie. Comme ils me sont étrangers! Ceux qui l’exècrent, ne me le sont pas moins.

  • Le suprémacisme, universellement condamné, est cependant la valeur la plus partagée. Mais qui oserait s’en réclamer? Les Japonais peut-être...

  • Le suicide me permettrait-il vraiment d’échapper à moi-même? Je n’en suis même pas convaincu. D’ailleurs ai-je jamais été convaincu par quoi que ce soit?

  • J’aurais honte d’écrire un roman. Pourquoi? Parce que je n’aime pas les exploits. Et que non content de voler des heures et des heures à d’hypothétiques lecteurs, je me priverais du plaisir que je prends à griffonner n’importe quoi, n’importe où, n’importe quand. Un plaisir que je ne demande à personne de partager. Et surtout pas de prendre au sérieux.

  • La seule chose sérieuse dans la vie, c’est la mort. Tout nous y pousse. Et pourtant nous reculons. Elle est à notre portée. Mais son visage est rarement bienveillant. Et qui voudrait renoncer à ses petites habitudes? Le train-train quotidien, nous finissons par nous y attacher. Et, finalement, nous nous retrouvons ligotés.

  • Certes, j’ai connu des aventures comme tout un chacun. Comme elles me semblent lointaines et vaines!

  • L’antisémitisme est une passion triste. Mais ne le sont-elles pas toutes en fin de compte?

  • Ce qui ne peut pas tenir sur une carte postale, mérite-t-il d’être écrit?

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Geoffrey Genest, Yves Genier, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet, Chantal Tauxe (ordre alphabétique).

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