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Analyse / Covid: trois ans de crise et zéro bilan


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Les péripéties et soubresauts des multiples affaires Berset, et notamment de la possible collusion entre son chef de la communication et le directeur général de Ringier Marc Walder pendant la crise du Covid-19 – corroborée non seulement par une vidéo révélée par le «Nebelspalter» début 2022 mais par un mail envoyé le 20 mars 2020 aux principaux dirigeants des médias suisses et dévoilé par Lukas Hässig dans «Inside Paradeplatz» – ne doivent pas nous faire oublier qu’aucun bilan sérieux n’a encore été dressé de la crise sanitaire la plus grave du XXIème siècle...



Or n’importe quel dirigeant digne de ce nom sait que les principes de gestion obligent à tirer les leçons de tout événement grave qui affecte la vie de sa société. Dans les comptes annuels, la rubrique Bilan n’est-elle pas jugée indispensable pour évaluer la santé d’une entreprise? Comment se fait-il qu’à l’échelle du pays, alors que des milliards ont été engloutis pour acheter des vaccins, financer des tests et indemniser des entreprises en difficulté, on ne tire toujours aucun bilan?

Surtout que certaines analyses et chiffres montrent qu’on est loin d’avoir fait tout juste dans la gestion de cette épidémie.

Une étude publiée par trois professeurs des Universités de Rotterdam, Stanford et d’Alberta1 montre ainsi que le choix d’un processus de décision très centralisé n’a pas été optimal, en confiant par exemple le pouvoir à un petit groupe d’experts qui a éliminé toutes les voix discordantes et en imposant des mesures de contrainte qui ont eu un impact négatif sur la santé physique et mentale des gens, tout en conduisant à une augmentation des inégalités dans tous les domaines, socio-économique, sexuel, sanitaire (mental et physique) et éducatif.

Limitons-nous à trois exemples. Dès novembre 2020, la Banque mondiale a estimé que la crise Covid-19 ferait basculer 88 à 115 millions de personnes dans l'extrême pauvreté. Les chiffres qui remontent de différents pays confirment aujourd’hui cette hypothèse.

Sur le plan éducatif, une étude menée aux Pays-Bas auprès de 350’000 élèves a montré que ceux-ci faisaient peu ou pas de progrès pendant les fermetures d'école et que la perte d'apprentissage était plus prononcée chez les élèves issus des foyers défavorisés. Ce, malgré le fait que les Pays-Bas sont considérés comme le meilleur scénario possible, avec une fermeture d’écoles relativement courte, un financement équitable des écoles et l'un des meilleurs taux en termes d'accès numérique.

Les inégalités de genre ont également beaucoup augmenté. Les femmes ont déclaré être plus stressées et anxieuses pendant les confinements, en particulier les femmes avec des enfants et les étudiantes. La santé et le bien-être des femmes ont également été affectés de manière disproportionnée, réduisant l'espérance de vie et augmentant les taux de suicide. En outre, elles ont davantage souffert d'abus, d'automutilation et de pensées suicidaires ou autodestructrices. Leur santé physique et reproductive a aussi été mise en péril, car de nombreux pays ont réaffecté les soins médicaux aux patients atteints du Covid-19. La violence sexiste a augmenté à un rythme alarmant; l'anxiété et la dépression ont triplé chez les femmes enceintes et les femmes en post-partum.

L’examen des statistiques mondiales montre également des incohérences qui cadrent mal avec les discours officiels sur l’efficacité globale des vaccins, les traitements ayant été généralement prohibés comme ce fut le cas en France et en Suisse avec l’interdiction hystérique de la fameuse chloroquine.

Ainsi, à l’échelle planétaire, il y aura eu deux fois plus de décès Covid en 2021 avec le vaccin qu’en 2020 sans vaccin, alors même qu’il y a consensus scientifique pour admettre que le variant delta a été moins létal que ses prédécesseurs. Début 2023, le Covid-19 semble désormais en extinction naturelle un peu partout, sans qu’on puisse attribuer cette amélioration au vaccin puisque les pays les plus vaccinés sont ceux où l’épidémie a reculé le moins vite (USA, Allemagne, Royaume Uni, Australie, Singapour, Israël) et que la mortalité de l’année 2022 avec vaccin aura été supérieure à celle de 2020 sans vaccin dans de nombreux pays très vaccinés (Croatie, Slovaquie, Grèce, Allemagne, Australie, Singapour, Israël, Islande, Norvège, Danemark, Finlande, Lettonie, Estonie, Lituanie, Portugal, Taïwan, Corée du Sud, Japon notamment).

Après trois ans, on ne constate aucune corrélation entre le taux de vaccination et le taux de mortalité. Ainsi, bien que 2 à 3 fois moins vaccinée que l’Amérique latine ou que l’Europe, l’Afrique déclare un taux de mortalité près de 15 fois moindre. Alors que les habitants de la planète sont de plus en plus vaccinés, la mortalité déclarée Covid de 2022 est restée forte avec un virus pourtant beaucoup moins létal. L’Europe, pourtant vaccinée à 70% avec des vaccins réputés fiables, a connu en 2022 un taux de mortalité à peine inférieur à celui de l’année 2020 (sans vaccin) et cela avec un variant Omicron beaucoup moins létal.

En Suède, aucune des prédictions apocalyptiques ne s’est réalisée. Rappelons qu’en mars 2020, les «experts» avaient annoncé 96'000 décès en un seul mois. En réalité, il n’y a eu que 21'800 décès en trois ans sans aucune des mesures de contrainte que la France ou la Suisse ont connues. La Suède, plus âgée et moins vaccinée que la France, a un taux de mortalité de 20% inférieur à celui de la France et de la moyenne européenne!

Quant à la Suisse, si elle est restée dans la moyenne européenne (14'371 décès sur trois ans soit 1,638 décès pour mille habitants), elle n’a pas particulièrement brillé puisqu’elle fait deux fois moins bien la moyenne mondiale (0,86 pour mille au 31 décembre 2022). Où est donc passé le miracle vaccinal annoncé à 95% d’efficacité sur les formes graves? Et la promesse que la vaccination empêchait la contamination?

Par ailleurs, les journaux commencent à parler des effets négatifs des vaccins sur la santé des vaccinés tandis que des articles apparaissent sur les cas inexplicables de surmortalité observés en 2022, alors que l’épidémie était en reflux. Le 8 décembre dernier, le Guardian rapportait que deux tiers de la surmortalité de 15'400 décès observés en 2022 en Australie étaient dus au Covid, malgré les intenses campagnes de vaccination et la sévérité des mesures de confinement qu’a connus ce pays durant la pandémie. Le 12 janvier, c’était la presse suisse qui annonçait «l’une de plus fortes surmortalités depuis 1877», soit 6'650 morts excédentaires, dues principalement au Covid. Et cela alors que la grande majorité des Suisses était doublement vaccinée depuis fin 2021…

Les experts continuent à justifier les vaccinations à répétition et les mesures de confinement en disant que tout cela aurait sauvé nombreuses vies. Possible. Mais ils sont incapables de le prouver et leur argument n’est donc pas recevable aux yeux de la science, puisqu’il n’est pas réfutable au sens que Karl Popper donnait à ce mot. De même, les scientifiques et les politiques, qui ont justifié les énormes coûts et des mesures de contrainte inouïes en traitant les coronasceptiques de complotistes et de criminels qui mettaient en danger la vie des autres, sont incapables d’expliquer pourquoi des populations triplement vaccinées, et parfois à hauteur de 95% de la population, continuaient à infecter leurs proches…

Quoiqu’on pense des vaccins et du confinement et autres mesures de contrainte, il est donc urgent de procéder à un bilan sanitaire précis de la crise, tant sur le plan des traitements thérapeutiques et vaccinaux que des interventions non thérapeutiques (confinement, tests PCR, passe sanitaire, distanciation sociale, port du masque, etc.), ainsi qu’un bilan économique détaillé eu égard aux centaines de milliards dépensés à travers le monde. La Suisse, qui prétend souvent mieux faire que les autres, serait bien inspirée en montrant l’exemple.


1Schippers MC, Ioannidis JPA et Joffe AR, Mesures agressives, inégalités croissantes et formation de masse pendant la crise du COVID-19: Un aperçu et une proposition de voie à suivre. Frontiers in Public Health, 22 August 2022

Chiffres tirés de Our World in Data httpps://ourworldindata.org/covid-vaccinations, agrégés par le général Dominique Delawarde, ancien chef de «Situation-Renseignement-guerre électronique» à l’état-major interarmées français.

VOS RÉACTIONS SUR LE SUJET

11 Commentaires

@Spark 20.01.2023 | 01h21

«Le bilan est connu, raison pour laquelle le CF ne pourra pas le dresser devant le peuple, de peur du désaveu complet de notre système démocratique. Si je pouvais lancer une initiative; elle serait pour contraindre tous les politiques, journalistes & médecins pro-vaccin Covid, qui ont contribué à la campagne vaccinale, de se soumettre à des analyses de sang pour savoir si chacun d'eux avait été vacciné ARNm. Compte tenu de l'absence d'effets secondaires médiatisés chez les élites, me laisse croire que la majorité parmi eux n'a pas reçu le vaccin. La disparition des 6650 en trop en 2022 a permis une augmentation des réserves dans les caisses de pension malgré la baisse des bourses! 2023 sera une année bis repetita au niveau des décès causés par les effets secondaires du vaccin qui reste dans le corps pour toujours.»


@vik 20.01.2023 | 02h57

«Merci beaucoup pour vos analyses bien pertinentes.

En défense des diversités locales et de nos libertés :
(de ce slogan déjà bien connu, le "n" remplace avantageusement le "m")
"STOP GLOBAL WARNING"»


@Zag-Zig 20.01.2023 | 19h00

«Cher Monsieur Mettan
Votre article m'a dérouté de par l'avalanche de chiffres statistiques qu'il contient. N'étant ni épidémiologiste ni sociologue, je me rappelle de l'"information" durant le premier confinement selon laquelle il ressortait d'une statistique que le tabac préservait de la maladie, alors qu'il avait déjà tué les patients de l'étude. Je me méfie donc.
Je me souviens également des cris d'alarme désespérés du personnel soignant de l'hôpital de Bergame, annonçant que sans mesure, il ne pourrait plus donner de soins adéquats à tous les malades et devraient décider en un instant qui les obtiendraient. Je me souviens également que l' objectif de nos autorités était d'éviter cette situation à notre système de santé et j'ai la satisfaction de penser que nous avons réussi.
J'ai eu également l'impression que ce virus, le vivant, la nature déjouait toutes nos mesures et nous a continuellement pris de court et humiliés. J'espère que c'est avec cet esprit de Défaite que nous entreprendrons l'adaptation de la loi sur les épidémies au vu des expériences acquises lors de cette crise.
Merci pour votre contribution au débat.»


@AlbertD576 21.01.2023 | 12h42

«Peu de chance qu'un bilan soit tiré: la stratégie de communication utilisée par les gouvernements pour éliminer tout avis discordant n'est pas nouvelle.

Les gouvernements ont transformé les théories de quelques illuminés en "mouvement "complotiste" forcément gravement "antivax" (donc très dangereux). Le phénomène a ensuite et amplifié par un matraquage systématique dans la presse. Ils sont devenus les ennemis public No1.

Après les avoir totalement décrédibilisés voire traités de terroristes, il suffisait alors d'y associer systèmatiquement toute personne posant des questions qui dérangent pour éliminer toute opposition.

Le peuple a adoré et y jettant en pâture toute personne qui dérogeait au discours officiel pour exorciser la frustration et la peur générées par la pandémie. Et comme dans les mauvais romans, le "méchant" est forcément bête, la presse s'en est donné à coeur joie en carricaturant les traits: bas niveau d'éducation, QI inférieur à la moyenne, milieux peu aisés, superstition et refus de la science, etc. Et quand un médecin rejoignait ces hérétiques alors cela ne pouvait être qu'un mauvais guérisseur par la phyto ou par incantations magiques (propos tenus par un chef de service d'un grand hôpital sur les soignants qui refusaient leur 3ème dose en France).

C'était digne de l'inquisition au Moyen Age.

On a ainsi réussi le tour de force de traiter d'antivax des doubles vaccinés Covid19, dont le carnet de vaccination est parfaitement à jour, et qui refusaient une 3ème dose après un effet secondaire. Ou alors des personnnes qui sont tombées malades après 3 doses et osaient critiquer ces vaccins pour leur efficacité.

Les lanceurs d'alertes et les résistants qui disposaient de faits scientifiquement avérés ont ainsi été muselés. Pas de débat ni d'opposition.

Mais ce qui est effrayant, c'est ce que cela révéle: en Suisse en 2022, de telles fadaises passent sans problème grâce à un niveau d'éduction (ou de bêtise) qui ne diffère que peu de l'an 1200. Mais c'est oublier un peu vite que la dernière sorcière exécutée à Genève, Michée Chauderon, l'a été en 1652.

Longue vie à Bon pour la Tête: il va falloir de nombreuses doses de rappel de votre hebdo (heureusement sans effets secondaires) pour ressusciter esprit critique, esprit scientifique et analytique, liberté d'expression, débat. Bref, un peu d'intelligence.

Quelques faits faits 2021-2023 qui démontrent l'ampleur des dégâts:

- Un article scientifique du Brisith Medical Journal censuré l'an dernier par Facebook. Le rédacteur en chef écrit directement à Mark Zuckerberg pour se plaindre d'être classé complotiste.

- Une censure dans Twitter mise à jour par les "Twitter Files" qui démontre que le gouvernement et les pharmas intervenaient directement pour faire fermer des comptes et dicter quel contenu était acceptable. Des médecins et des experts scientifiques ont ainsi été censurés pour avoir tenté de publier des informations 100 % vraies mais qui remettaient en partie en question la politique sanitaire.

- Un ministre de la santé Suisse qui ment gravement avant une élection en affirmant que quelqu'un de vacciné ne peut pas transmettre la maladie, mettant met ainsi potentiellement en danger les populations vulnérables.

- Un ministre de la santé français qui fait de même. Des médecins qui traitent les personnes non vaccinées de criminelles.

- Une véritable "chasse aux sorcières" contre les scientifiques et médecins qui osent publiquement s'écarter, même un peu, du discours officiel, en énoncant des faits démontrés scientifiquement.

- Une presse qui n'a été que le porte parole du gouvernement sans exercer son rôel de contre-pouvoir comme le reconnaît le patron de Ringier au sortir de la crise l'an dernier: "Nous voulons soutenir le gouvernement au moyen de nos reportages".

- Des victimes d'effets secondaires de vaccins stigmatisées et traitées de complotistes antivax lors de reportages télévisés. Impossible pour eux de relater ce qui leur est arrivé sans que leus réseaux sociaux ne leurs soit fermés et le contenu censuré.

- Des fuites dans la presse qui démontrent un lien entre le gouvernement durant la pandémie.

- Des parlementaires qui parlent de limiter l'accès à la santé aux non-vaccinés Covid.

- Une loi Covid votée par le peuple reconduite par les chambres jusqu'en 2024 qui affirme que les vaccinés non pas besoin de faire une quarantaine car le vaccin les rends non contagieux (mais il vrai que le peuple lit rarement ce sur quoi il vote réellement).
...»


@AlbertD576 21.01.2023 | 13h02

«Réponse à @Zag-Zig

Malheusement ce n'est pas ce qui est arrivé: les hôpitaux ont été saturés fin 2022 pour d'autres raisons, les hôpitaux ferment leur services d'urgence en Suisse par manque de personnel, la surmortalité 2022 aura la pire de toute la pandémie, en Angleterre celle-ci s'explique par l'explosion de problèmes cardiaques (Covid hors de cause) et le fait que ceux qui font un arrêt cardiaque infactus (et il y des jeunes de 20 ans parmi eux) doivent attendre plusieurs jours avant d'être pris en charge.

Ce virus était bien mieux connu que vous ne pouvez l'imaginer: certains experts les étudient depuis des dizaines d'années (bien avant SARS-Cov1 et MERS) mais on leur a vite retiré le droit à la parole quand ils ont affirmé qu'un vaccin n'était pas la bonne solution car trop de mutation et pas assez immunogènes.

Oui, le virus nous a pris de cours en janvier 2022: jamais les vendeurs de vaccins n'avaient imaginé qu'un tel variant puisse apparaître si vite. Ils étaient en train de vendre un abonnement vaccinal trimestriel à vie.

Omicon aura été le vaccin: tout le monde est tombé malade, vacciné ou pas. Les personnes à risque ont été un peu protégées des formes graves, les autres n'avaient pas besoin de vaccin. Résultat: le ventes ont chuté et on a détruit des millions doses.

XBB devrait contaminer 80 % de la population américaine en quelques semaines (pourtant largement vaccinée et qui a déjà eu au moins 1 fois le Covid) ... je vous laisse calculer le manque à gagner pour Pfizer.

Mais tout cela n'est que temporaire: nous avons gagné une bataille contre ce virus pas la guerre. Persister dans l'erreur de la vaccination va nous mener au désastre: comment encore croire qu'une immunité est possible contre un virus alors que l'on peut se réinfecter tous les 3 mois ?

Ni le vaccin ni la maladie ne protègent pas d'une infection qui peut avoir des conséquenses sur la santé de tous (lésions sur les organes internes et des vaisseaux sanguins). C'est devenu un tueur plus insidieux qui agit à long terme contre lequel les vaccins ne servent à rien si ce n'est à aggraver la situation en y ajoutant des effets secondaires.

Il n'y pas d'autre solution que des traitements qui diminuent la réplication du virus et la contagiosité.»


@simone 21.01.2023 | 22h03

«Passionnant. Merci.
Suzette Sandoz»


@Melchi 22.01.2023 | 20h45

«"Où est donc passé le miracle vaccinal annoncé à 95% d’efficacité sur les formes graves? Et la promesse que la vaccination empêchait la contamination?"

La vaccination devait réduire le nombre d'infections donc la transmission. Lors de ma vaccination, on m'a annoncé: 95 % contre une infection symptomatique et 98 % contre les formes graves pour une durée d'au moins 1 an.

J'ai appris plus tard que 95 % résulte de la comparaison entre le groupe vacciné et le groupe contrôle durant la durée et selon les conditions spécifiques du test. C'est une efficacité relative (donc potentielle) et en aucun cas l'efficacité absolue face au virus en conditions réelles.

Une différence de 80 % de décès sur un échantillon de 5000 personnes n'a pas la même signification s'il y eu 5 décès au total que 50. La protection absolue (ou réelle) du vaccin Covid est largement inférieure à l'efficacité absolue annoncée.

Cette efficacité était déjà chancelante en septembre 2021 mais en janvier 2022, c'est devenu évident avec un pic à 50'000 cas journaliers et plusieurs millions de cas omicron en 3 mois.

La faute au vaccin pas à jour ? Non seulement il a falllu attendre presque 2 ans pour avoir un booster adapté alors que la technologie ARNm devait permettre des "mises à jour" en quelques semaines (ce qui d'ailleurs était l'argument pour une hausse du prix de la dose).

Mais les dernières informations sur le booster bivalent sont décevantes: la FDA s'est plaint récement qu'un manque de transparence dans les données n'ait pas permis de déceler que cette dose supplémentaire n'est pas plus efficace que l'ancien vaccin. La stratégie de la mise à jour régulière comme pour la grippe est donc mise à mal alors que
l'apparition de nouveaux variants s'accélère.

L'autre faiblesse, c'est la très courte durée de la protection confirmée par de nombreuses études. Seule une protection jugée suffisante contre les formes grave pour les personnes à risque subsiste quelques mois.

De plus, l'administration fréquentes de boosters semble poser des problèmes d'efficacité et de sécurité. Une alerte concernant un risque d'attaque plus élevé chez les plus de 60 ans après le booster est en cours d'investigation aux USA. Rappelons que ce booster n'avait été testé que sur des souris.

Si on fait le bilan, il est indéniable que le vaccin a réduit considérablement la mortalié dans les groupes à risque entre le printemps et l'automne 2021. Mais la démarche scientifique implique une mise à jour permanente de la connaissance: il est peut-être temps de réaliser que cette stratégie nous mène à une impasse et qu'il faut revoir le "design" de ces vaccins.

Je n'évoquerai pas le volet sécurité car il faudrait alors une dizaines de pages.

Toutes les informations que j'ai mentionnées sont vérifiables dans les revues scientifiques et je donne volontiers les sources.

Pour en revenir au bilan, ces quelques lignes justifieraient déjà une discussion sérieuse entre nos autorités sanitaires et les vendeurs de vaccins ainsi qu'un retour d'information à la population après évaluation par un comité scientifique indépendant.»


@Alain Bron 22.01.2023 | 23h11

«Le lien entre les déclarations de Marc Walser (CEO de Ringier) en été 2021 (?) disant vouloir soutenir le gouvernement dans sa lutte contre le Covid, et la ligne directe entre le bureau de Berset et le Blick est tellement choquant qu'on le dirait échappé de l'esprit d'un complotiste...
La presse (et Ringier n'est pas le seul éditeur concerné, sans parler de la RTS) doit faire son introspection. La crédibilité des médias est en chute libre, et c'est pas le traitement du conflit ukrainien qui va arranger les choses.
Alain Bron, Lausanne »


@willoft 22.01.2023 | 23h13

«On est toujours plus intelligent après,
Mais vous avez sans doute raison
L'introspection est nécesséraire

Après wwIII, on dira...?
Nous ne l'avions jamais imaginée»


@Alice F. 23.01.2023 | 17h20

«Au lieu de demander un bilan, la presse suisse n'a cessé de matraquer la population sur la situation dramatique et bien pire en Chine: normal, les pauvres Chinois ne sont pas assez vaccinés et leur vaccin ne vaut rien, n'est-ce-pas ?

L'OMS s'inquiète. Les pays appellent à la fermeture des frontières, etc.

Encore récemment un quotidien fustigeait le manque de transparence et relevait: "Chine: près de 13 000 décès à l'hôpital liés au Covid-19 en une semaine"

Si la situation n'est en effet pas formidable et on constate que ce virus tue malheureusement encore surtout beaucoup dans les populations à risque. C'est terrible.

Mais il faut commencer par balayer devant sa porte.

La Chine est environ 168 fois plus peuplée que la Suisse. En proportion, 13'000 décès, cela correspond à 77 décès par semaine en Suisse. Or, les chiffres de l'OFSP durant le premier trimestre 2022 révèlent une moyenne autour de 96 morts par semaine. Cela correspond au moment où les mesures ont été levées car le vaccin n'empêchait ni contagion ni contamination.

La Chine vit tout simplement la même chose que nous avec un an de retard.

Quand au manque de transparence, ajoutons qu'une surmortalité historique, non élucidée et non attribuable aux décès Covid rencensés de 6'650, a été rapportée en Suisse. Ce chiffre est donc plus de 3 fois supérieur au décès Covid officiels.

Si l'on multipliait cette surmortalité par 168 pour comparer à la Chine, on atteindrait le chiffre impressionant de... 1.12 mio de morts inexplicables.

Pourtant, l'OMS ne s'inquiète pas et les journaux n'appellent pas à la fermeture du pays.

Et nous souhaitons donner des leçons de transparence ?»


@JoZen 25.01.2023 | 10h59

«Merci beaucoup de cet article!
Comment pourraient-ils tirer un bilan "honnête"? Cela équivaudrait à reconnaitre, entre autres, que, au mieux ils se sont fait blouser par la pharma et au pir,e qu'ils ont signé ces contrats faramineux faisant fi de la prudence élémentaire. Entre incompétence, avidité et vassalité. C'est vrai qu'il y a eu une grosse pression d'une partie de la population pour trouver des solutions rapides, mais peut-être qu'elle n'aurait pas eu aussi peur si on avait laissé s'exprimer des voix plus pondérées et voire plus "expertes". Par ailleurs nous ne connaissons toujours pas "officiellement" l'origine du virus. Les populations ont morflé, il faut du courage pour tirer le bilan! »


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