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ACTUEL / Radio-TV

Les alternatives au câble, ça existe!

L e câble n'est pas une fatalité. Il est possible de capter les signaux radio-TV tout en se passant de cette formule ô combien dispendieuse! Bizarre, les Suisses, qui vont voter sur la redevance, semblent pourtant l'ignorer.

Voici quelques jours, le site d’informations indocile Bon pour la tête que vous avez sous vos yeux s’étonnait du grand silence entourant le prix de l’accès au télé réseau et à la télévision par internet alors que l’opinion s’écharpe autour de celui de la redevance. Pourtant, cette dernière, avec ses déjà 451,10 francs annuels, exige du citoyen un montant ordinairement bien moins élevé que celui que les téléspectateurs acceptent de consacrer à l’accès au signal radiophonique et télévisuel.


EN LIBRE ACCÈS: Radio-TV: Le prix de l’accès est plus cher que celui du contenu!, par Yves Genier


Et ce n’est pas le plus étonnant: payer pour capter le signal radio-TV n’est pas une fatalité! Il est même assez facile de recevoir, en Suisse, les chaînes de la RTS gratuitement. A condition, toutefois, de s’équiper du matériel minimal: une télévision numérique à haute définition (que pour ainsi dire chaque ménage possède) et d’une antenne numérique. Cette dernière revient à quelques dizaines de francs. Petit conseil: l’antenne doit être en position verticale.

Complexité technique

Evidemment, le choix offert nous ramène un peu aux années 1970: l’on reçoit, en Suisse romande, les RTS 1 et 2, SRF 1 et RSI 1. Pas de deuxième chaîne alémanique ni suisse italienne, ni SRF Info. Pour l’élargir, il y a un truc: se munir d’une seconde antenne, à positionner horizontalement. Celle-ci permet de capter les signaux des émetteurs français, qui offrent un choix bien plus large: toutes les chaînes de France-Télévision, Arte, et les principales chaînes privées comme TF1, l’Equipe, etc., soit une trentaine de chaînes. Pour Canal+, prévoir de se munir d’un décodeur et d’une carte, ce qui revient à prendre un abonnement de quelques dizaines de francs par mois...

Mais il y a une condition: habiter à proximité de la frontière. Une condition remplie pour les arcs lémanique et jurassien, plus difficile à satisfaire pour l’intérieur de la Suisse romande, impossible en Valais.

Zapping ralenti

Reste donc l’alternative du satellite. Pas compliqué, non plus, à condition de se doter d’une antenne parabolique, un peu plus coûteuse (plus d’une centaine de francs) et d’un système de décodage. Avantage: une fois équipé, l’on reçoit les chaînes de la terre entière gratuitement, pour autant qu’elles soient diffusées par ce moyen. Inconvénient: chaque pays étant susceptible de diffuser ses signaux par un satellite différent, l’installation domestique dot inclure un positionneur d’antenne.

Celle-ci doit être réorientée à chaque fois. Le rythme du zapping s’en ressent. Mieux vaut confier la mise en place à un spécialiste. Du coup, la facture s’en ressent. Et elle évite ni les abonnements aux chaînes payantes (comme Canal+) ni d’honorer Billag (pour la carte d’accès aux signaux de la SSR).

Alors, pourquoi y a-t-il près de 4 millions d’accès au câble en Suisse? Probablement parce que les téléspectateurs helvètes préfèrent payer pour des installations simples et efficaces plutôt que de se compliquer la vie en économisant quelques centaines de francs. Il devrait en être de même avec la redevance.


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Yves Genier

Journaliste économique depuis le milieu des années 1990, historien de formation, Yves Genier est particulièrement int...

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