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A VIF / Lausanne

J’ai testé pour vous: Five Guys

L e «meilleur burger du monde» selon Barack Obama est désormais disponible à Lausanne, place Saint-François. Je suis allée me mêler à la foule de gourmands afin de tester le produit et vous donner mes impressions.

Ceux qui sont passés à la place Saint-François cette semaine s’en sont rendu compte: les grands panneaux rouges qui barricadaient le numéro 17 ont disparu pour laisser place à l’entrée d’un nouveau fast-food. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Five Guys, l’une des chaînes de burgers les plus populaires outre-Atlantique depuis 1986. Si vous n’avez pas encore eu le courage de vous joindre aux interminables files d’attente pour goûter, vous aurez déjà quelques informations en lisant ce qui suit:

© Amèle Debey

Les pour

Elles peuvent sembler décourageantes, mais les files d’attente ne sont pas si terribles que ça puisque le rythme est assez soutenu. L’équipe de jeunes à la tâche est assez énergique. Contrairement aux autres fast-foods, les «cuisiniers» travaillent juste derrière le comptoir, à la vue des clients.

Vous attendrez bien plus en revanche après avoir pris votre commande, mais des cacahuètes sont à disposition, en libre-service, pour les plus affamés.

De l’extérieur, l’architecture du bâtiment contraste avec ce qu’il abrite, mais une fois à l’intérieur, on se croirait presque dans un véritable diner à l’américaine. Le décor est sobre et classique. Pas de photos pimpées des produits au menu. L’endroit est spacieux et il comporte deux étages. Il semblerait cependant que tout l’espace ne soit pas stratégiquement occupé, puisque les places assises sont rapidement prises d’assaut.

© Amèle Debey

Comme aux Etats-Unis, les sauces sont en libre-service, ainsi que les fontaines à boissons. Vous pourrez donc boire à volonté une fois que vous aurez payé le gobelet. Cela dit, vu le prix du burger, vous seriez bien inspiré d’emmener votre bouteille avec vous.

© Amèle Debey

Si vous n’êtes pas fans des burgers aseptisés de McDonald’s ou autre Burger King, il n’est pas impossible que Five Guys vous réconcilie avec la malbouffe. Le burger a une allure beaucoup plus naturelle et le goût y est! Les produits semblent frais pour un résultat goûtu et savoureux. Même les frites ont l’air de venir de vraies pommes de terre. Ça change!

Les contre

Attendez-vous à débourser le prix d’un resto! Le cheesburger est à 17 francs et il faut encore compter 7 francs pour les frites, plus 5 francs pour la boisson! Et ceux qui voudront goûter le fameux Milkshake Five Guys devront débourser 10 francs. Mais, à ce prix, vous avez le choix des ingrédients qui composeront votre sandwich et votre boisson lactée.

Pour autant que vous ayez trouvé une place quelque part, vous entendrez, pendant tout votre repas, un des employés beugler les numéros de retrait de commandes. Afin de privilégier un style «à l’ancienne», il n’y a pas d’écran au comptoir et c’est donc un jeune homme qui annonce, tantôt en français, tantôt en anglais, les numéros des commandes.

Et quand je dis jeune, je veux dire très jeune! En demandant le code des toilettes, je me suis vue répondre «mille-trois-hashtag». A croire que la notion du dièse remonte à l’âge de pierre.

Conclusion

Que vous aimiez les burgers ou pas, Five Guys est incontestablement un fast-food à tester. Il ne ressemble à aucun autre. Et, rien que pour ça, il vaut le détour.


Créé en 1986 en Virginie, Five Guys est réputé pour la préparation «à la main» de ses produits. Ce qui en fait une des chaînes les plus populaires aux Etats-Unis, et dans le reste du monde puisque, en 2016, l’entreprise possédait déjà 1500 restaurants à l’international, ainsi que les permis pour en développer 1500 autres franchisés. Il s’agit de l’expansion la plus rapide pour une chaîne de fast-food aux USA, avec une augmentation des ventes de 32,8% entre 2010 et 2011. Les 5 mecs de Five Guys représentent son fondateur et ses quatre fils qui sont, aujourd’hui encore, tous impliqués dans le business.

Amèle Debey

Amèle Debey est journaliste RP autodidacte depuis 2009. Elle a fait ses armes à Paris, puis à Lo...

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