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Lu ailleurs

Lu ailleurs / Un caillou dans la chaussure de Netanyahu

Amèle Debey

19 décembre 2018

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Le Premier ministre israélien, en pleine année électorale, doit non seulement faire face à des accusations de corruption, mais il doit également gérer les agissements de sa propre famille, qui a plutôt tendance à ternir sa réputation. En particulier son fils aîné, Yair Netanyahu, comme le rapporte le New York Times.



«Il n’y aura jamais de paix avec les monstres sous forme humaine connus depuis 1964 sous le nom de Palestiniens». Voilà, entre autres exemples, le genre de messages que Yair Netanyahu publie sur les réseaux sociaux. Ajoutant qu’il préférerait qu’Israël soit débarrassé de ses musulmans et soulignant qu’aucune attaque terroriste n’avait eu lieu «en Islande ou au Japon où, comme par hasard, il n’y a pas de musulmans».

Après une cascade de plaintes, Facebook a supprimé ces messages de sa plateforme, bannissant du même coup le jeune homme de 27 ans pendant 24 heures. Un affront qu’il s’est empressé d’aller rapporter sur Twitter, accusant le bébé de Mark Zuckerberg de se prendre pour «la police de la pensée» et arguant que de nombreuses pages appelant au meurtre des Juifs ne subissent pas le même sort. Lundi matin, Yair Netanayhu a conclu sa tirade par ces mots: «Je hais fondamentalement les gauchistes au même degré qu’ils me détestent et je leur souhaite exactement la même chose que ce qu’ils me souhaitent».

Le jeune homme, qui vit encore chez ses parents et bénéficie d’une escorte et d’un chauffeur payés par les fonds publics, travaille actuellement en tant que community manager du centre juridique Shurat HaDin, qui s’est donné pour mission de «passer à l’offensive légale contre les ennemis d’Israël». Une activité qui lui permet donc de surfer allègrement sur Internet et d’y partager ses idées, pas toujours bien reçues par les opposants au Likud et les médias libéraux, qu’il considère d'ailleurs comme des «traîtres».

Stratégie politique?

Ces nombreux dérapages publics inquiètent les soutiens du pouvoir en place et interrogent ses opposants qui se demandent à quel point le fils répète ce qu’il entend à la maison. «C’est certainement l’une des personnes les plus proches du Premier ministre», a déclaré Tal Schneider, correspondante politique et diplomatique du journal financier israélien Globes. «Bien sûr qu’il n’est pas une personne privée, a-t-elle ajouté, pour exprimer le fait que Yair est désormais un personnage public. Son train de vie est payé par les contribuables israéliens». 

Un débat organisé sur une chaîne israélienne samedi dernier avait pour sujet les agissements de Yair Netanyahu, avec comme questionnement: ses propos nuisent-ils à son père ou font-ils partie d’une stratégie politique destinée à sonder les citoyens?

Mais, dans la famille Netanyahu, Yair n’est pas le seul à faire parler de lui. Sa mère, Sara, fait actuellement l’objet d’accusations pour utilisation abusive de 100'000 dollars de fonds publics.

Il parait qu’on ne choisit pas sa famille…


Retrouvez l'article original du New York Times en cliquant ICI!

VOS RÉACTIONS SUR LE SUJET

1 Commentaire

@stef 27.01.2019 | 15h11

«La pire famille du monde...»


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