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ACTUEL / Slovaquie

«Quand la guerre arrive»: plongée dans l’hyper-nationalisme violent

L e film de Jan Gebert, cinéaste et journaliste tchèque, lance une alarme saisissante. Pendant plus de deux ans, il a suivi un groupe de jeunes gens réunis dans une milice nommée «Recrues slovaques». Il montre de l’intérieur, dans l’action et l’intimité, le mécanisme d’un nouveau fascisme. Avec pour moteur la haine des immigrés, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Avec pour mode d’action les exercices militaires et le martèlement des slogans. Avec pour idéal: l’exaltation de la Slovaquie et de l’appartenance slave. A ne pas manquer au festival «Vision du Réel» à Nyon.

On commence à savoir, à l’ouest de l’Europe, que son versant est s’agite autour des fantasmes nationalistes. Chez les conservateurs polonais du parti PIS. Chez le Hongrois Orban qui garde le monopole du pouvoir. Chez les Tchèques livrés aux oligarques. Dans la malheureuse Slovaquie corrompue par la mafia italienne. Ces gouvernements en froid avec l’Union européenne et ses principes tiennent néanmoins aux liens avec elle et se gardent de trop déborder de son cadre. Ce que l’on sait moins ou pas du tout, c’est que dans ces pays, des petits groupes extrémistes rêvent de la grande castagne....

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Luc Debraine, Sarah Dohr, Zeynep Ersan Berdoz, Isabelle Falconnier, Denis Masmejan, Patrick Morier-Genoud, Florence Perret, Jacques Pilet (ordre alphabétique).

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