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LU AILLEURS / Technologie

Facebook s’attaque au déchiffrage de la pensée

F acebook travaille actuellement en collaboration avec une équipe de chercheurs californiens qui se sont donné pour mission de rendre possible l’écriture de messages par la pensée. Un rapport publié fin juillet fait état des prodigieuses avancées de la recherche, révèle Numerama.com.

Ecrire à vos amis sur Messenger sans avoir besoin ni de taper sur un clavier, ni de dicter un texte à haute voix  devrait bientôt être du domaine du possible. C’est du moins une des avancées technologiques sur laquelle travaille une équipe de chercheurs de l’UCSF (l’Université californienne de San Francisco), en collaboration avec Facebook. L’idée serait de pouvoir rédiger et envoyer un texte à l’aide de lunettes de réalité augmentée. L’entreprise de Mark Zuckerberg a immédiatement vu l’intérêt de travailler avec le laboratoire Edward Chang, dont le but initial est de venir en aide à des patients atteints d’un trouble de la parole.

C’est dans la revue Nature que les chercheurs ont publié le rapport faisant état de l’avancée de leurs expériences. Grâce à des électrodes placées sur le crâne de trois volontaires, les scientifiques ont pu traduire leur activité cérébrale sous forme verbale, en parvenant à détecter s’il s’agissait d’une question (discours perçu) ou d’une réponse (discours produit).

«Ces résultats font la démonstration d’un décodage en temps réel de la parole, dans un contexte interactif de conversation, ce qui a d’importantes implications pour les patients incapables de communiquer, ont notamment expliqué les chercheurs. Nous montrons la valeur du décodage des deux côtés de la conversation». Les tentatives pour mener l’opération à bien «seront améliorées par la prise en compte du contexte entier dans lequel ils essayent de communiquer».

Si ces résultats sont encourageants, les chercheurs ont précisé qu’il ne s’agissait que d’une première étape, qui ne fonctionne qu’avec un vocabulaire réduit. Le but étant d’«augmenter la flexibilité autant que la précision de ce que nous pouvons traduire de l’activité cérébrale». L’objectif: déchiffrer les signaux cérébraux à une vitesse de 100 mots par minute, pour un vocabulaire d’un millier de mots.

Du côté de Facebook, on ne s’interdit pas de rêver: «Plutôt que de baisser le regard sur un écran de téléphone ou d’ouvrir un ordinateur portable, nous pourrions maintenir le contact visuel et récupérer des informations utiles sans rien en manquer».

Cependant, l’échec cuisant des Google Glass prouve que la route est encore longue avant de pouvoir rendre la réalité augmentée accessible au grand public.


Pour lire l’article original, c’est par ICI!

Amèle Debey

Amèle Debey est journaliste RP autodidacte depuis 2009. Elle a fait ses armes à Paris, puis à Lo...

VOS RÉACTIONS SUR LE SUJET

1 Commentaire

@MS68 13.08.2019 | 21h31

«Cela fait froid dans le dos...»


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