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AILLEURS / Syndicalisation

En France, la CGT annonce sa première grève contre Macron

Le Huffington Post en français annonce ce 28 juin la première grande grève du quinquennat Macron. Elle est programmée le 12 septembre, date à laquelle la CGT appelle déjà à la mobilisation contre la réforme du Code du travail français, dont on ne sait rien pour l’instant puisque les discussions n’ont pas commencé. Cela n’empêche pas le syndicat dirigé par le secrétaire général Philippe Martinez d’annoncer que «le dialogue social est pipé» et qu’il «refuse d’entendre dire fin septembre que des ordonnances auraient été co-élaborées» sous prétexte qu’une concertation a été engagée avec les partenaires sociaux.

Bon, c’est la France! Reste qu’il y a quand même des choses à dire. Selon le ministère français du Travail, le taux de syndicalisation est de 11% en France et il y aurait 5% de sympathisants. Selon l’OCDE, ce taux ne serait en réalité plus que de 7,7%, en lente mais régulière diminution. Autrement dit, les salariés français rechignent de plus en plus à payer leurs cotis syndicales mais descendent dans la rue avec leur famille dès que la CGT, FO ou la CFDT les sifflent.

Par comparaison, en matière de représentativité des travailleurs, il vaut la peine de mentionner que, dans des régimes légaux certes différents, le taux de syndicalisation est, toujours selon l’OCDE, d’environ 15% en Suisse (le double), 18% en Allemagne, 37% en Italie, 55% en Belgique, 66% au Danemark, 69% en Finlande et… 86% en Islande. Qu’on ne déduise pas de ces exemples que plus il y a de syndiqués plus la paix sociale et l’économie se portent bien. Mais on se demande quand même comment un syndicat tel que la CGT s’y prend pour faire ch… tout le pays alors qu’il ne représente à peu près personne. Et pourquoi les Français sont toujours prêts à descendre dans le rue CONTRE toute sorte de réforme et si rarement POUR une réforme que le reste de l’UE juge urgente.


L'article du Huffington Post:«Code du travail: la CGT organise déjà la première grande grève du quinquennat Macron»


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