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ACTUEL / Analyse

Pourquoi le mouvement des «gilets jaunes» est complotiste

L es «gilets jaunes» ont des tendances tout à fait complotistes, nous dit le chercheur en neurosciences et auteur du livre «Total bullshit! au coeur de la post-vérité» Sebastien Dieguez. Son analyse.


Sebastian Dieguez, chercheur en neurosciences, auteur du livre Total bullshit! au cœur de la post-vérité


Il a donc fallu attendre qu’un attentat se produise à Strasbourg au soir du 11 décembre pour prendre toute la mesure du niveau de complotisme inhérent au mouvement des «gilets jaunes». Certes, la désormais fameuse petite musique du «comme par hasard» retentit immanquablement à chaque événement de ce type, mais ici, la conjonction avec l’actualité fait qu’elle agit comme le révélateur d’une attitude de fond, dont on avait encore mal évalué l’importance. 



Car le mouvement des «gilets jaunes» est complotiste depuis le début, non pas de manière anecdotique, non pas à titre d’épiphénomène ou de dérive malencontreuse, et encore moins, pour le coup, «par hasard», mais consubstantiellement. Quiconque a consacré quelques heures à se balader sur les pages Facebook dédiées au mouvement et à ses principaux animateurs aura pu constater à quel point les fils de discussion regorgent de contenus et de rhétorique conspirationniste. Ironiquement, cela commence par la suspicion permanente d’être censuré par le gouvernement, comme si, précisément, ce n’était pas à ces plateformes que les «gilets jaunes» devaient leur existence même. Et comme si, plutôt que d’un gouvernement honni, elles n’étaient pas sous le contrôle absolu de la firme qui les héberge et des algorithmes qui permettent de les rendre si visibles.

Malgré cette suspicion, chez les «gilets jaunes» ce sont néanmoins les informations relayées sur Facebook qui font foi. Les médias «officiels», eux, sont voués aux gémonies comme autant de manipulateurs à la solde du pouvoir et de la finance. Cibles d’une intense méfiance et d’un aigre ressentiment, les journalistes sont fréquemment pris à partie par les «gilets jaunes», parfois physiquement. C’est qu’ils cacheraient des informations primordiales au «peuple»: le gouvernement serait illégitime, la Constitution serait caduque, le Président serait prêt à être exfiltré, la France serait sur le point d’être «vendue» à l’ONU, cette dernière œuvrerait à l’imposition d’une immigration massive qui entérinerait le fantasme d’un «grand remplacement»… Autant de sornettes qui circulent abondamment sous forme de vidéos aussi ridicules que prétentieuses et de «coups de gueule» d’anonymes, devenus soudain de véritables stars de l’indignation en mode selfie, et curieusement plus crédibles que n’importe qui d’autre.

Melting pot

Aux côtés de ces révélations stupéfiantes, on trouve également, et amplement, chez les «gilets jaunes» toutes sortes de préoccupations complotistes plus classiques, en particulier sur les chemtrails, la vaccination et les causes de la mort d’une figure centrale au mouvement, Coluche. Mais dès les premières manifestations à Paris et dans d’autres grandes villes, on a appris que les dégâts étaient produits par les forces de l’ordre elles-mêmes, qui s’infiltreraient parmi les manifestants non pas pour effectuer les opérations de surveillance de routine dans de tels cas, mais pour discréditer le mouvement en y instillant la violence.

Malgré toutes ces manigances de forces occultes incroyablement puissantes et malfaisantes, l’insurrection des «gilets jaunes» n’a néanmoins pas fléchi. Emmanuel Macron a bien dû céder, au moins temporairement, à quelques-unes de ses revendications et intervenir publiquement pour tenter de redorer son blason; il n’aura cependant pas réussi à convaincre. Son intervention télévisée est largement perçue comme «feinte», son empathie et son mea culpa seraient de la «comédie». Les mesures qu’il préconise? Une «entourloupe», ou de la «poudre de perlimpinpin», pour lui rendre ce terme un peu désuet qu’il affectionne. Dans ces conditions, un petit attentat ne ferait vraiment pas de mal, et c’est bien la réaction première qui a été celle d’une frange non négligeable des sympathisants aux «gilets jaunes». C’est fou, de manière générale, ce que les attentats peuvent toujours «tomber au bon moment», mais dans ce cas précis, la méthode semble des plus grossières: à cause de cela, on allait, pour la première fois en plus d’un mois, parler d’autre chose que de nous! Les «gilets jaunes» souhaitent avant tout être «écoutés», mais pour cela il faudrait apparemment ne prêter attention à rien d’autre, et qu’en toute logique aucun autre événement ne se produise tant que leurs désirs n’auront pas été exaucés et leurs problèmes réglés une fois pour toutes. Ce serait tout de même vraiment trop gros.

Ce qui réunit les «gilets jaunes», et ce qui les renforce, ce sont des façons de «savoir», de «comprendre» et de «connaître» qui les opposent à d’autres.

Complotisme, adhésion aux fake news, partage d’une réalité alternative, sentiment d’outrage moral permanent, suspicion à l’égard des «élites», autant de phénomènes qui sont évocateurs de ce qu’on a appelé «post-vérité», et qui prend ici la forme d’une nouvelle «camaraderie épistémique», débordant les sphères du virtuel et de la politique, pour investir les ronds-points et les rues. Quelles que soient les composantes idéologiques et sociologiques de ce mouvement, dont on ne dispose pour l’heure que de faibles indicateurs, on peut sans trop de risque postuler un lien fort entre sa capacité effective de mobilisation et son attrait particulier pour la rhétorique du complot. Et l’affirmer, ce n’est pas tenter de discréditer les «gilets jaunes» et leurs revendications en tant que telles, et ce n’est pas non plus nier la légitimité qu’a tout un chacun d’exprimer son opinion, sa colère et sa souffrance.

De fait, j’entends par «camaraderie épistémique» la mise en forme d’une solidarité, d’un entre-soi et même d’une fraternité redécouverte, par l’entremise d’une connaissance partagée et ajustée aux besoins du groupe ainsi créé. En d’autres termes, et malgré l’hétérogénéité évidente et inhérente à un mouvement aussi vaste que spontané, ce qui réunit les «gilets jaunes», et ce qui les renforce, ce sont des façons de «savoir», de «comprendre» et de «connaître» qui les opposent à d’autres.

On n’est pas en colère pour rien. La colère en elle-même justifie le fait qu’on soit en colère, et fournit, pour ainsi dire clés en main, les raisons d’être en colère. Ces raisons d’être en colère, qui, encore une fois, peuvent être parfaitement sincères et légitimes, engendrent la plainte et la révolte, donnent à fédérer, structurent la mobilisation. Mais en tant que telle, une simple exaspération vis-à-vis d’une hausse de taxe particulière serait bien en mal de produire les effets observés dans ce mouvement des «gilets jaunes», ou à tout le moins donnerait lieu à des formes bien différentes, disons plus classiques, de protestation. Ce qui est en jeu ici c’est bien la nécessaire construction d’un profond sentiment d’injustice, dont chaque manifestation isolée contribue à «faire déborder le vase», et qui donne mécaniquement lieu à la recherche et à la perception de finalités malfaisantes, inavouables et concertées. Autant dire un complot dirigé contre soi, une manipulation monumentale du «peuple» façonnée minutieusement pour le seul bénéfice d’une poignée de conspirateurs, prête à toutes les manigances pour dissimuler cette vérité et éviter qu’elle n’éclate. Ce discours victimaire et accusatoire était présent chez les «gilets jaunes» bien avant les attentats de Strasbourg, et on peut penser que sans cette forte connotation complotiste, ils n’auraient jamais acquis l’importance qui leur a été accordée. C’est en ce sens qu’on peut dire que le complotisme est constitutif des «gilets jaunes», et pas un malheureux dérapage de quelques individus isolés.

Le malheur des uns...

Il faudra encore attendre pour voir si des études émergent afin d’infirmer ou confirmer cette hypothèse, mais ce que l’on sait actuellement du complotisme en général permet au moins de l’envisager sérieusement. Les «gilets jaunes» se présentent, par définition pourrait-on dire, comme une classe délaissée, ignorée et opprimée. Ils sont des «vaches à lait», on les déconsidère, pire, on les méprise et on s’en moque. Certes, ils reconnaissent volontiers qu’ils n’ont pas fait de longues études, mais ils en ont «marre» d’être «pris pour des cons». Certains intellectuels fustigent le «mépris de classe» qui s’exprime à leur égard, et les extrêmes politiques, prétendant représenter le «peuple» contre les «élites», se rallient autant qu’ils peuvent à ce «cri du cœur», dont ils escomptent tirer des dividendes inespérés, de même que les complotistes «habituels», toujours solidaires des individus susceptibles d’alimenter leur petit business.

Le complotisme a souvent fleuri aux extrêmes politiques et dans l’opposition aux gouvernements en place, dans un contexte de minorisation, de déclassement et de perte de contrôle ressentis, et contribue à serrer les liens au sein de catégories peu éduquées et en perte d’influence. Le groupe victimisé se renforce de la sorte par contraste avec une entité lointaine et malsaine, qu’il convient de diaboliser à proportion du besoin de se sentir exister et de se valoriser dans sa posture de cible impuissante face à un ennemi déterminé à lui nuire. Produisant un «savoir» aux marges des réseaux officiels de communication et de transmission, les théories du complot postulent ainsi, sans toujours la désigner clairement, une origine des problèmes qui fonctionne en même temps comme une fin en soi. C’est-à-dire que l’histoire, l’actualité et la société ne sont plus des machineries complexes aux rouages capricieux et insaisissables, mais des scripts produits de toute pièce par une entité maléfique dont l’aboutissement souhaité, calculé et orchestré n’est autre que le mal-être même dont se plaignent les «gilets jaunes», comme s’il devait nécessairement en être ainsi par pure malice et cruauté.

Complotisme, mode d’emploi

Pour protéger son système de croyances et lui permettre de continuer à nourrir son sentiment de révolte, le complotiste a recours à des techniques relativement simples. Ignorer purement et simplement les objections, altérer la nature du complot envisagé s’il le faut, ou simplement identifier toute critique comme faisant partie du complot. Si les «élites» – terme qui ne s’embarrasse pas trop d’englober journalistes et chercheurs souvent autant précarisés que le «gilet jaune» moyen, sinon plus – sont tous des «vendus» et des «pourris», pourquoi entrer en discussion avec elles? Ne chercheront-elles pas, comme à leur habitude, à nous «enfumer» et à nous «prendre pour des cons»? La camaraderie épistémique procède donc par blindage intellectuel, ce qui a pour effet d’alimenter un cycle de prise de connaissance en circuit fermé, dans des sillons réservés et des puits d’invraisemblances toujours plus profonds, dans la mesure où quiconque voudra s’y opposer sera immédiatement taxé de traître.

Il ne s’agit pas là uniquement d’un phénomène de polarisation, exacerbé par l’enfermement dans des bulles informationnelles qui viennent sans cesse confirmer leur point de vue. Le complotisme s’accompagne également d’une sorte de «savoir personnalisé», la conviction d’être dans le vrai simplement parce que l’on «ressent» qu’on détient la vérité. A très peu de frais, le complotisme permet de se sentir «unique», un narcissisme à la fois personnel et collectif, qui explique peut-être pourquoi les complotistes se dispensent de vérifier les informations ou de trop y réfléchir. D’un autre côté, cette paresse intellectuelle face à l’analyse, et la propension à se fier à sa seule intuition, pourrait bien expliquer la propagation massive des fausses informations complotistes, par la mécanique pavlovienne du «partage» intempestif. Notons également, chez les adeptes des «fake news», la volonté non seulement de protéger son pré carré d’opinions et de certitude en son jugement, mais également celle de nuire à l’environnement informationnel global, par une sorte de «désir de chaos» peu scrupuleux qui peut se résumer par l’adage «après nous le déluge». Une attitude qui relève donc du «bullshit», selon l’usage qu’en fait le philosophe Harry Frankfurt, c’est-à-dire une «indifférence à l’égard de la vérité», dont les effets à large échelle constituent ce que l’on appelle la «post-vérité».

© 2018 Bon pour la tête / Amèle Debey

Bien sûr, on dira que tous les «gilets jaunes» ne sont pas complotistes, et on fera remarquer que certaines pages dédiées au mouvement ont procédé, face au déferlement du «comme par hasard» ayant suivi l’attentat de Strasbourg, à un blocage bienvenu des commentaires. Oui, tous les «gilets jaunes» ne sont pas complotistes, et on trouve partout des complotistes qui ne sont pas des «gilets jaunes». Mais on peut aussi bien soutenir que c’est la composante complotiste du mouvement qui en fait la force et qui entretient sa colère. Que sans le complotisme, il n’y aurait pas de mouvement des «gilets jaunes» à proprement parler. Personne ne nie qu’il existe des inégalités et des injustices sociales, et que certains en profitent outrageusement, mais le recours au complotisme pour les dénoncer et les combattre ne peut pas plus aboutir à leur résolution qu’il ne peut espérer mettre à jour des «vrais complots» en général. Ceux-ci existent, mais ils sont généralement révélés par des enquêtes authentiques, tout le contraire de ce qu’est le complotisme.

En définitive, si affirmer que les «gilets jaunes» sont complotistes risque évidemment d’être reçu négativement par les intéressés, cela ne préjuge en rien de la réalité de leurs problèmes et de la légitimité d’une partie de leur combat. Postuler un «peuple» qui serait, à dessein, le souffre-douleur d’«élites» machiavéliques, est une posture complotiste dans la mesure où elle s’accompagne de l’adhésion à des fausses informations qui toutes servent à confirmer et renforcer cette idée, sans égard pour leur véracité. Et ni la sincérité, ni l’authenticité, ni la souffrance ne remplaceront jamais la rigueur quand il s’agit d’établir la vérité. C’est la démarche et la méthode qui sont ainsi irrationnelles et profondément biaisées, bien que le mal-être qu’elle vise à expliquer puisse tout à fait être authentique. 

Le complotisme invisible

On peut retirer deux leçons intéressantes de cette affaire. Tout d’abord, on a vu que le complotisme bénéficie d’une étrange mansuétude lorsqu’il ne se rattache pas directement à un événement dramatique, singulier et choquant. Dans le cas des «gilets jaunes», il ne s’est «vu» que lorsqu’un attentat, interprété comme malvenu, a semblé freiner la dynamique du mouvement, et a donc donné lieu à des soupçons de manipulation. C’est là la «théorie du complot» au sens usuel, portant sur un événement d’actualité identifiable et postulant que ce qu’on nous en dit cache une réalité autrement plus inquiétante, cynique et révoltante. Mais en réalité, le complotisme ne concerne pas au premier chef ces «théories du complot», lesquelles sont par essence changeantes, fugitives, nébuleuses et généralement assez vides de contenu. On a tort de croire que l’attentat de Strasbourg est «théorisé» comme un «complot» ourdi par le gouvernement Macron dans le but d’éteindre l’insurrection des «gilets jaunes». C’est plutôt que l’esprit complotiste fera flèche de tout bois, étant prédisposé à interpréter le monde social comme une lutte impitoyable inscrite dans un scénario finaliste, où tout est pour ainsi dire «écrit d’avance» sur un mode directement nuisible au «peuple», ou aux personnes inclinées à penser ainsi. Le problème avec le complotisme, ce ne sont pas les «théories du complot», mais bien la mentalité conspirationniste qui les produit, qui y croit et qui les propage. Cette mentalité était présente dès le début du mouvement des «gilets jaunes», mais elle n’a attiré l’attention que lorsqu’elle s’est manifestée à l’occasion d’un attentat, qui semble donc être le type de stimulus privilégié pour identifier et dénoncer le complotisme. Comme si, en l’absence d’attentat, de drame épouvantable, de massacre ou de guerre, le complotisme n’était pas vraiment du complotisme.

La deuxième leçon des «gilets jaunes» est peut-être plus importante pour qui souhaite lutter contre le complotisme. En effet, on peut espérer que ce mouvement aura une fois pour toutes démontré que le complotisme n’est pas un problème qui se limite aux malheureux écoliers et adolescents livrés, sans défense, aux manipulateurs qui profitent de leur naïveté, problème qu’il conviendrait de régler grâce à l’«éducation aux médias» et au développement de l’«esprit critique». Non, le complotisme frappe tout autant, sinon plus, les populations adultes et les personnes âgées, qui sont elles, pour le coup, livrées à toutes les manipulations susceptibles de renforcer leurs idées préconçues et d’alimenter leur aigreur, en particulier sur Facebook.


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VOS RÉACTIONS SUR LE SUJET

2 Commentaires

@engels 22.12.2018 | 08h37

«Je pense que le complotisme apparaît lorsqu'une personne, vêtue ou non d'un gilet jaune, ne comprend pas une décision, un événement ou une situation globale. Lorsque les explications "officielles" fournies ne sont pas satisfaisantes, celui qui ne les comprend pas va commencer à laisser aller son imagination, se faire des films. Les réseaux sociaux vont lui permettre de propager ses suppositions qui seront aussitôt reprise pour argent comptant... et voilà le moteur de la théorie du complot lancé !
Le complotisme est, de mon point de vue, un symptôme et pas une cause du mouvement des gilets jaunes. Charge à ceux qui exercent le pouvoir de mieux expliquer leurs décisions, de rendre leur considérants accessibles aux personnes directement concernées. Les décideurs pourraient également trouver un moyen pour écouter, prendre en compte et répondre aux objections formulées à l'encontre de leurs propositions. Je ne peux malheureusement que constater que nos institutions ne le permettent pas. Peut être est-ce parce qu'elles ont été conçues à une époque où le cheval était le principal moyen de transport et la voix, le papier et la plume les seul moyens de communication ?... »


@clm 25.12.2018 | 22h04

«Tout à fait d’accord avec votre analyse. Et pourtant, introduire un -isme en plus en le reliant qu’au Révoltés me semble stérile et dangereux. Depuis des siècles, et surtout dans nos temps scientifiques, chaque parti fait appel à des experts pour soutenir ses avantages: qu’il s’agisse du tabac, des pesticides, des vaccins, des ogm, de la migration, ... Où se trouve La Vérité?
Comme le dit Jacque Pilet dans son article du 2 décembre « La détresse sociale ... est rampante partout ». Ceci est en contraste avec le discours politique depuis 1950 qui ne cesse de promettre paix sociale mondiale et prospérité, santé et bien-être pour tous. Où est la congruence?»


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