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ACTUEL / REPORTAGE (1/2)

L'étonnante Érythrée

L ’Érythrée est considérée comme une des pires dictatures du monde, renfermée sur elle-même, faisant fuir des dizaines de milliers de gens. Une bonne raison de s’intéresser d’un peu plus près à cet Etat si secret aussi appelé la «Corée du nord» de l’Afrique. Premier volet aujourd'hui.

Je viens de rentrer d'Érythrée. J'ai parcouru en bus, pendant trois semaines, ce pays pour faire connaissance avec les gens et me faire une idée de cet État dit secret et fermé. Et vous savez quoi, cher-e lecteur/trice? J’en suis revenue heureuse, pleine d'énergie, car ce que j'ai vu et entendu n'est pas ce que l'on peut lire dans les médias. C'est beaucoup plus beau et compliqué.

L'Érythrée. «Comment as-tu eu cette idée?», m'ont demandé mes amis et ma famille. «C'est dangereux», disaient-ils. Et c'est vrai, tout ce que nous pouvons lire dans la presse c'est qu'il s'agit de la «Corée du nord» africaine, la pire des dictatures, bouclée, qui persécute ses habitants avec un service militaire à vie, utilise la torture lorsqu'ils refusent de servir, applique le travail forcé. Je dois dire que les rapports d'Amnesty International, du UNHCR et d'autres organisations non-gouvernementales m'ont donné le vertige. Mais parmi tous les Érythréens que je connais en Suisse, j’ai rencontré aussi des partisans du gouvernement. Et ce sont ces Érythréens qui m'ont simplement dit: «Va voir le pays!»

Aussitôt dit, aussitôt fait. L'ambassade d'Érythrée à Genève m'a délivré le visa en trois semaines, sans autre question. Un État nord-coréen ne me l'aurait jamais accordé, car si on vérifie les entrées de mon nom sur Google, ils en auraient déduit que j’étais une touriste interrogatrice. Alors l’Érythrée ne serait-elle aussi répressive et accro aux contrôles qu’on le dit?

L’entrée dans le pays a prouvé le contraire, elle était rapide et facile. Je n'ai pas eu à déclarer l'argent importé ni à ouvrir mon sac pour vérifier le matériel électronique, et je n'ai pas non plus été interrogée sur les intentions de mon voyage. En moins d'un quart d'heure, j'avais le tampon d'entrée sur mon passeport et je pouvais sortir dans l'air frais de la nuit d’Asmara à plus de 2300m d’altitude. 

Une des peintures dite de propagande et qui montre cette fierté qu’on connait chez les Erythréens. © Sarah Dohr

Cette ville m’a ramenée à une autre époque, elle est pleine de bâtiments coloniaux de la période italienne entre 1870 et 1941, la plupart des années 1920 et 30, quand le Duce Mussolini a fait agrandir Asmara en Piccolo Roma. Néo-classicisme, cubisme, Art déco, expressionnisme - de nombreux styles architecturaux peuvent être observés ici. La ville bourdonne, des taxis jaunes passent, des bus de ville rouges cabossés, des pickups Toyota modernes, d'anciennes Fiat 500 utilisées pour les cours de conduite et bien sûr les vieilles Toyota Corolla, ces voitures bon marché que l'on trouve partout dans le monde. Entre les piétons, les enfants qui vendent des chewing-gums et des mouchoirs en papier, d'autres vendeurs de toute sorte, des mendiants et les gens qui font du shopping, c’est une capitale comme tant d’autres. A un détail près: il n’y a pas de grues de chantier, pas de boom de la construction, pas de nouveaux bâtiments, pas de publicité, pas d'embouteillages, pas de McDonald's, juste une vieille ville pittoresque. Et elle est propre. Les sacs en plastique sont interdits depuis des années.

Sur l'avenue Harnet bordée de palmiers, où se dresse l'imposante cathédrale catholique, on trouve d'innombrables cinémas, boutiques, «caffès1» et restaurants où l'on peut siroter des macchiatos, des cappuccinos ou des chai, goûter des pâtisseries et déguster des menus typiques locaux ou italiens. Et puis il y a ces cloches de la cathédrale et l'appel à la prière du muezzin! Je suis immédiatement tombée sous le charme de la ville.

La ville jouit d’une diversité culturelle incroyable. Entre la grande mosquée et la cathédrale, il y a des constructions datant du début du XX siècle. © Sarah Dohr

Aussitôt je me suis assise sur la terrasse d'un de ces «caffè», commandé un macchiato et allumé une cigarette. A peine une seconde plus tard, une fille s'est arrêtée, m'a regardé et m'a dit: «It’s not good to smoke! It’s not good for your health.» C'est vrai, ma petite. Mais je suis une vieille femme, j'ai le droit! Et je ris. Je me rends compte au fur et à mesure du voyage que très peu de personnes fument et boivent de l'alcool. Ils ont conscience des effets du tabagisme et de l'alcool. En plus, l’Érythrée a un taux très bas d’infection au VIH et la prévention se fait à travers de grandes affiches partout dans le pays. 

Campagne de prévention contre le VIH au sud du pays, à Sen’afe. Dans chaque chambre d’hôtel, en ouvrant les tiroirs du chevet, des préservatifs s’y trouvent avec ce même dessin romantique d’un couple au bord de l’eau où un dauphin saute. © Sarah Dohr

J’ai toujours très bien mangé. Principalement végétarien avec des «enjira», une galette aigre faite avec leur blé local «teff», et des haricots rouges ou lentilles cuites en sauce, des œufs avec du pain le matin et s’il y a de la viande, principalement de la chèvre, très peu de bœuf, pas de porc, elle se mange également dans une sauce faite de leur sublime mélange épicé «bérbéré». On mange avec la main. Et toujours de la salade avec tomates et oignons. Une nourriture saine, fraîche, certes simple et basique, mais délicieuse. Et n’oublions pas le café! Le vrai café érythréen se fait en cérémonie d’au moins trois heures (une tournée, une heure), par une femme: elle torréfie le café, le concasse et le fait cuire. Selon la région on y ajoute du gingembre et c’est succulent! Quelque chose qui m’a frappé: la blancheur de leurs dents. Les Érythréens ont tous, sans exception, des dents d’un blanc éclatant, bien soigné. De très beaux sourires.

Arrêt du bus dans un village au milieu de rien, une demi-heure pour manger. On partage du pain avec des haricots rouge et piments. © Sarah Dohr

Le peuple érythréen est curieux et bien informé. Tous possèdent un smartphone, mais il existe uniquement la version Samsung. Pas d’iPhones. Et bien sûr, il y a les cafés Wi-Fi. 15 Nakfa par heure, soit un peu moins d'un euro, ce qui reste cher. L'accès est très lent, avec mon iPhone je pouvais juste éditer mes e-mails et lire des journaux comme CNN, la BBC et le Spiegel, pas Le Temps ou 24Heures. Les Érythréens utilisent des applications qui contournent l'accès contrôlé par le gouvernement et tous ont accès à Facebook, Whatsapp, Instagram et d'autres applications africaines que je ne connaissais pas. Ainsi qu’aux chaines télévisées étrangères. 

Les conversations avec les Érythréens s’engagent vite, surtout dans les «caffès». Ils sont devenus mes lieux préférés. Toujours les deux mêmes questions qui lançaient la conversation: «D'où viens-tu et que fais-tu ici?» Il faut savoir que l’on croise très peu d’Occidentaux à Asmara. J'ai expliqué en toute honnêteté: «Je suis ici parce qu’en Europe, nous avons une très mauvaise image de l'Érythrée et c'est pourquoi je suis venue voir par moi-même.» Mes interlocuteurs ont froncé souvent les sourcils: «Oui, je sais que nous avons une très mauvaise réputation. Et je suis heureux que tu sois venue ici. Tu verras, nous sommes un pays pacifique. Un peuple très pacifique. Et c'est dommage que le monde ne le sache pas. Nous nous sommes battus pour notre indépendance pendant 30 ans et nous avons vécu en paix ces 20 dernières années. Nous avons même signé un traité de paix avec notre ennemi juré, l'Éthiopie, il y a presque deux ans. Nous espérons maintenant que les choses vont s'améliorer sur le plan économique. Mais tu verras, c'est un pays très pacifique et tu n’auras jamais de problèmes.»

Et ce fut le cas. Dans ce pays, qui compte neuf groupes ethniques (soit neuf langues), deux grandes religions (l'islam et l'orthodoxie, 50 % chacune) et des couleurs de peau qui passent du noir profond au brun clair, je n'ai jamais ressenti de crainte ou d'inquiétude. Dans aucun autre pays je ne pouvais laisser mon ordinateur portable dans ma chambre d'hôtel. Ici, oui. Partout on s'est adressé à moi comme à une sœur, on n'a jamais essayé de m'arnaquer. Au contraire, chaque jour, j'ai été invitée à prendre un café ou un repas, malgré la pauvreté endémique. On m’a donné la meilleure place dans le bus. On m'a même payé un jour le ticket de bus de 10 Nakfa! L'hospitalité est un code d'honneur pour les Érythréens et cela a rendu mon voyage extrêmement agréable.

Le ministère du tourisme m'a donné l'autorisation de voyager d'Asmara à Barentu en passant par Keren et Agordat. C'est à environ 200 kilomètres à l'ouest. Je n’ai pas pu aller plus loin vers la frontière soudanaise, soi-disant à cause de la dangerosité du grand trafic de contrebande. Idem pour le nord, dans la région de Nakfa qui fut le nid de résistance durant la guerre. La raison donnée: la route est impraticable. Mais j’ai pu me rendre à la frontière éthiopienne, à Sen'afe puis à l’est, à Massawa, la première et très ancienne ville portuaire sur la mer Rouge. 

Ce que j'ai vu, c'est que l'Érythrée a réussi à reconstruire le pays qui fut complètement détruit après une guerre de 30 ans. J’ai vu de nombreux puits où les bergers abreuvent leurs animaux et où les habitants s’approvisionnent, des barrages, des pompes pour exploiter la nappe phréatique. Le réseau électrique est également construit et presque toutes les villes et tous les villages sont branchés au réseau électrique, avec quelques coupures parfois, mais peu. Les maisons trop éloignées des lignes sont équipées avec des batteries chargées par l'énergie solaire. Les routes sont là, quelques-unes seulement sont goudronnées. D’autres sont en construction. Celle qui va de la frontière éthiopienne à Massawa via Nefasit sera une sorte d'autoroute. Le gouvernement gère une ligne de bus qui va partout, avec des bus confortables et modernes. Ce n'est pas le cas des entreprises de transport privées, qui ont des bus vieux, cabossés et inconfortables. J'ai aussi vu des écoles primaires, dans tous les grands villages. Les écoles secondaires, en revanche, sont établies dans les grandes villes, les enfants doivent s'y rendre pour poursuivre leurs études. Les meilleurs peuvent aller à Asmara pour étudier au Collège. Une sorte d'université gouvernementale, qui offre plusieurs enseignements: les sciences humaines, la biologie, l’économie, l’agronomie, la médecine, l'ingénierie.

L’eau est rare en Érythrée. Mais des barrages et pompes aident le peuple et les animaux à vivre. Et sinon, ce sont des camions citernes qui amènent l’eau au village. © Sarah Dohr

Dans toutes les discussions avec les Érythréens, un sujet s’impose: le service militaire. C'est obligatoire pour les hommes et les femmes.

Selon la loi, le service ne peut durer que dix-huit mois. Mais le régime l'a prolongé indéfiniment. Celui qui est chanceux, intelligent et a de bonnes relations sert dans un bureau confortable de l’administration. Les autres sont envoyés vers la plaine côtière où le soleil peut tuer et doivent construire des routes à la pioche et sans eau. 

J'ai rencontré Abdul qui m'a raconté qu'il est dans l'armée depuis 28 ans! Il doit travailler pendant 5 semaines, puis il a deux mois de congé et peut donc retourner à Asmara où il a une petite entreprise de plomberie. 

John, un jeune de 24 ans, large sourire et charismatique, me dit qu'il ne voulait jamais quitter l'Érythrée de sa vie. Sa mère est en Ouganda avec une de ses sœurs, un frère à Dubaï, deux autres frères aux États-Unis mais lui, il reste ici. Il aime ce pays, c'est sa maison, l'Afrique. Mais il a aussi eu de la chance. Après avoir interrompu ses études d'agronomie, qu'il n'aimait pas, il s'est engagé dans l'armée. Et là, il a été promu. Aujourd'hui, il travaille toujours pour l'armée, le matin il dirige un régiment. L'après-midi, il passe du temps sur son chantier, il construit une «pensione1» avec un bar et une salle équipée d'un gigantesque téléviseur Samsung. 

Feven, la jeune femme à la réception de ma «pensione» m'a dit qu'elle espère être libérée de l'armée l'année prochaine. Elle est fatiguée de devoir travailler au bureau tous les matins en uniforme militaire. 500 Nakfa (l'équivalent de 30€) ne suffissent pas pour une vie digne.

La peur de parler? Je ne l’ai pas ressentie. Il est sûr qu’une base de confiance doit être instaurée. Sans caméra, sans microphone. Je n’ai pas non plus senti de crainte, voire de peur de l’État: j’ai changé de l’argent sur le marché noir (ce qui est formellement interdit et puni) et j’ai pris des taxis sans autorisations du gouvernement. Parce qu’on me l’a demandé.

L'indépendance officielle en 1993 a suscité un immense espoir. C’est alors que le Service national est devenu un service de construction de la nation. Ce furent quelques années dorées, euphoriques et fières: un destin repris en main. Le salaire des mobilisés était confortable. Puis l'Erythrée et l'Ethiopie sont entrées en guerre pendant deux ans, de 1998 à 2000 à cause de l'accès à la mer. Bilan: 80 000 morts. Les États-Unis et d'autres grandes puissances se sont rangés du côté de l'Éthiopie, partenaire dans la guerre contre le terrorisme. L'Érythrée s'est retirée, faisant de la menace extérieure une raison d'État. Accablée par les sanctions internationales, elle n'a plus été en mesure de construire une économie. Aujourd’hui, ce pays est économiquement à terre. La situation dans la ville  de Massawa en témoigne cruellement. Maisons abandonnées et en ruines, rues et marchés désertés et fantômes. Les plus vieux bâtiments historiques comme la magnifique mosquée Shafie du XIème siècle, le bâtiment de la banque Roma construit au XIXème, les maisons sublimes en pierres de corail roses, toutes sont en ruines.

Massawa: Palais impérial initialement construit par les Ottomans au XVIème siècle. Le bâtiment d’aujourd’hui date de 1872 et fut occupé par l’empereur éthiopien Haile Selassie. Le palais a été détruit durant la guerre d’indépendance et n’a jamais été reconstruit. © Sarah Dohr

Le marché abandonné il y a quelques années de l'île de Massawa. © Sarah Dohr

Massawa: entre beauté, abandon et destruction. © Sarah Dohr

L’espoir a resurgi avec l'accord de paix avec l'Éthiopie à la mi-2018. Personne ne sait quand le pays s'ouvrira enfin aux investissements privés mais tous les Érythréens que j'ai rencontrés ont prononcé le mot espoir. Que le pays s'ouvre bientôt, crée des emplois, engage les réformes nécessaires.

Les guerres n'ont pas seulement marqué le paysage, mais aussi la société. Tout le monde a un membre de sa famille qui a été tué dans la guerre. Tous ont des parents et des connaissances à l'étranger, car l'exode des Érythréens n'est pas nouveau: ils fuient depuis les années 1980. Nombreuses sont les familles qui ont un membre en prison ou qui ont disparu durant le temps de la mise en place étatique après l’indépendance. Et certaines familles pleurent la mort de frères, sœurs, filles ou fils qui ont perdu la vie en fuyant par la Libye ou la Méditerranée ces jours-ci.

Lorsque je parlais avec un Érythréen de la vieille génération, quelqu'un qui avait vécu la guerre, je percevais toujours une sorte de compréhension pour le gouvernement actuel. Lorsque j’approchais la jeune génération, j’entendais plutôt une opposition totale à l’égard du gouvernement, qui ne voulait pas ouvrir le pays et leur refusait un avenir prometteur. 

L'espoir sur un futur ouvert au monde, où les jeunes peuvent réaliser leurs rêves, est grand. © Sarah Dohr

Depuis la séparation d’avec l’Éthiopie en 1991, l’Érythrée a décidé de suivre sa propre voie. Une constitution a été promulguée, mais elle n'a jamais été appliquée.  Le pays a été déclaré république présidentielle. Isaias Afewerki, un soldat, est devenu président. Depuis qu'il est entré en fonction, aucune élection n'a cependant eu lieu dans le pays. Il n'y a qu'un seul parti, le PFDJ (Front populaire pour la démocratie et la justice). Les médias se composent de deux chaînes de télévision d'État et de deux journaux d'État. Si un Érythréen veut voyager dans son propre pays, il doit également obtenir un permis de voyage auprès du gouvernement. Le terrain appartient à l'État. Voilà les raisons pour lesquelles l'Érythrée est qualifiée de dictature. C’est pourquoi le pays se vide aujourd’hui de ses jeunes gens. Qui espèrent trouver une vie meilleure ailleurs, souvent en Éthiopie, au Soudan, à Dubaï mais aussi en Europe et aux États-Unis. Une diaspora qui reste un important moteur économique du pays à travers l’argent envoyé aux familles.

Ajoutons enfin que le paysage est à couper le souffle. L'Érythrée se trouve sous les tropiques. Dans les hautes terres centrales, les températures sont plutôt modérées et avoisinent les 22 degrés en été. La nuit, elles se refroidissent en raison de l'altitude. C'est très agréable. L'intérieur des terres est le haut plateau de l'Abyssinie, qui s'étend de l'Éthiopie à l'Érythrée. La plus haute montagne s'appelle Soira et mesure 3018 mètres de haut. Cette région montagneuse est densément peuplée et plus fraîche. Les hautes terres du sud sont des zones fertiles. Et ce plateau avec ses gorges et ses sommets est enchanteur. A l'extrême ouest, une partie du Sahara appartient à l'Érythrée. Et la côte de la mer Rouge est longue de 1100 kilomètres, chaude et sèche. Il n'y a pas de tourisme et vous pouvez trouver des plages désertes au sable blanc de rêve. De plus, le monde sous-marin a été préservé, un paradis pour les plongeurs.

L'Érythrée, un pays étonnant. Allez-y. Découvrez-le.

Paysage vers le sud, direction Sen'afe. Voyez-vous le panneau qui indique un village? © Sarah Dohr

La ville de Keren: entre l'église catholique et orthodoxe, un homme musulman trace son chemin. © Sarah Dohr

L'ancienne gare de train de Keren, bâtie par les Italiens, est utilisée aujourd'hui comme gare routière. © Sarah Dohr

Une des maintes petites vallées. © Sarah Dohr

Ânes, chèvres, moutons, une route remplie de nids de poule et une femme qui descend du bus pour rejoindre son village. © Sarah Dohr

Moyen de transport de marchandise très commun. © Sarah Dohr

Une route qui sillonne les montagnes vers le Sud. © Sarah Dohr


1On utilise encore beaucoup de vocabulaire italien, notamment en désignant un guest-house en «pensione», ou «caffè». 

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Geoffrey Genest, Yves Genier, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet, Chantal Tauxe (ordre alphabétique).

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