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A VIF / Coronavirus

Vaccinez-vous et allez en paix

L ’accès aux églises et autres lieux de culte restant limité, les personnes en quête de prêches rassurants n’ont qu’à se tourner vers les médias officiels. La parole d’en-haut tombe avec une grande promesse: nous serons tous vaccinés. Il suffit de dire amen.

A Forum (La Première), la prêtresse de l’heure, cheffe du service de vaccination à l’OFSP, Madame Virginie Masserey, a trouvé le ton: assuré et doux à la fois. Tout va bien se passer, tout est sous contrôle, tous les fidèles recevront l’ostie. Dans le bras.

Admirable de calme, cette femme de foi sait répondre aux malheureux et malheureuses qu’habitent encore les doutes. Ou qui posent des questions pas faciles. Tel cet auditeur qui demande quels responsables paieront si, en cas d’effets graves, des patients demandent des dédommagements. L’Etat-Providence (Confédération, cantons et assurances) y pourvoira. Les fabricants sont-ils dégagés de leur responsabilité comme c’est le cas aux Etats-Unis? Là, l’officiante ne sait pas, elle n’a pas vu les contrats secrets d’achat. Elle juge que ce n’est pas d’intérêt pour le commun des mortels.

Pourquoi deux vaccins concentrent-ils toute l’attention alors que bien d’autres sont en préparation et même déjà utilisés? Pourquoi, au lieu de préférer une technologie nouvelle encore très peu éprouvée, ne pas retenir la solution traditionnelle chinoise, un vaccin simple, comme celui contre la grippe, sans intervention génétique? Le marketing massif et précipité, le lobbying efficace de Pfizer et Moderna ont-t-il été décisifs? Les autres recherches, notamment celle de l’Institut Pasteur, doivent-elles être mises en sourdine face à la tapageuse opération des géants auto-proclamés? Est-on bien sûr qu’aucun des tireurs de ficelles sanitaires au sein des commissions idoines n’ont jamais eu de sympathies rémunératrices pour tel ou tel groupe? La présence n’est pas très rassurante dans la «task force» d’un spécialiste genevois qui fut autrefois le grand avocat international du Tamiflu, acheté aussi en masse par les pouvoirs publics et dont l’inefficacité fut ensuite démontrée et reconnue.

L’hécatombe coronavirienne comparée à celle d’autres infections moins célèbres mais tueuses aussi justifie-t-elle vraiment ces exhortations et ces valses de milliards publics? L’empressement résulte-t-il de l’urgence médicale ou de celle, politique, d’enfin pouvoir rassurer la population?

Toutes questions hors de propos dans la demeure de l’espérance étatique.

Seul petit souci chez la porteuse de bonne parole: outre les effets secondaires immédiats prévus (rougeur, fièvre, maux de tête pendant deux à trois jours), il existe un risque «minuscule» de conséquences plus graves à long terme, dites auto-immunitaires (comme la sclérose en plaque). La solution: vacciner le plus grand nombre possible de personnes et obtenir au fil des mois une vision plus claire. Autrement dit: on verra bien.

Bref, enfin la lumière! Ecoutez Monseigneur Berset et ses disciples: vaccinez-vous et allez en paix.

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Yves Genier, Anna Lietti, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet (ordre alphabétique).

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