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A VIF / NIFFF, 8 juillet 2017, clôture

NIFFF 2017: A la découverte du fantastique

L a 17e édition du NIFFF se conclut ce samedi soir avec la cérémonie de remise des prix. Une édition marquée par un très bon niveau qualitatif… et un public toujours au top.

«J’apprends le français pour vous, public du NIFFF. C’est le plus beau festival du monde.» Le mot est lâché par l’un des deux réalisateurs de l’excellent The Endless, présenté en compétition internationale, fresque «lovecraftienne» du plus bel effet. Il n’est qu’une des nombreuses découvertes de cette édition 2017 et résume bien l’attachement des amateurs et des professionnels à un festival dédié aux films fantastiques – et plus globalement aux films de genre. Plus d’une centaine de  métrages, courts comme longs, ont été projetés durant les neuf jours du festival neuchâtelois avec, comme point d’orgue, la présence de l’enfant terrible du cinéma asiatique, le très prolifique Takashi Miike qui présentait en compétition son 101e (!) film, Jojo’s Bizarre Adventure, une adaptation d’un manga très reconnu en Asie.

Une compétition relevée

Composée de seize films aux origines diverses, la compétition s’est révélée d’une facture relevée. Malgré quelques films moins convaincants (Mon Ange, Le Manoir ou Reset), la majorité des longs-métrages sélectionnés par l’équipe du festival étaient intéressants. Mentions à The Endless, déjà cité, El Bar, un huis clos mélangeant tension et humour décalé, Mon Mon Mon Monsters, film de monstre taiwanais qui redéfinit la frontière et le rôle entre monstre et victime, et enfin, The Little Hours, comédie hilarante et sans tabou sur un couvent et ses dérives à l’époque médiévale.

«Ultra Movies»

Dans le reste de la programmation, on retrouve la désormais incontournable catégorie «Ultra Movies», comprenez par là des films qui n’hésitent pas à être radicaux, voire gore. On a pu y découvrir le magistral Grave, ou le très original It Stains The Sands Red, une course poursuite improbable entre une jeune femme et un zombie dans le désert du Nevada. Décalé et surprenant. Dans un autre registre, on notera aussi Ron Goossens, délire néerlandais contant la vie d’un cascadeur alcoolique qui doit conquérir une femme pour sauver son mariage.

Outre la programmation qui sort des carcans habituels des festivals, l’ambiance qui se dégage des salles obscures «NIFFFesques» amène une véritable plus-value à l’ensemble. Sans retenue, les spectateurs ne se gênent pas pour applaudir, ou lancer des phrases devenues emblématiques au fil des ans. Une recette qui fonctionne, notamment dans les séances «gore» de minuit.

La dix-septième page de l’histoire du festival se tourne ce soir, après une cérémonie de clôture et la présentation en avant-première du film Baby Driver. Une chose est sûre, le rendez-vous est déjà pris pour l’an prochain.



Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr, Geoffrey Genest, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud (président), Jacques Pilet, Chantal Tauxe, Faridée Visinand, Ondine Yaffi (ordre alphabétique).

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