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A VIF / ECONOMIE

La poisse des jeunes sur le marché du travail

L a NZZ publie un commentaire de Hans-Ueli Schöchli sur le poids que fera peser la soudaine et grave récession économique due à la pandémie. La génération qui sort maintenant de l’école ou de l’apprentissage aura toutes les peines du travail. Les entreprises n’embauchent quasiment plus, selon les directeur du travail au SECO, Boris Zürcher, du SECO. Il estime que la question du chômage des jeunes, déjà supérieur à la moyenne aujourd’hui, va revenir en force sur le tapis ces prochaines années.

L’analyse insiste sur les conséquences à plus long terme. Selon diverses études, menées lors de précédentes casses économiques, il apparaît que la poisse des jeunes qui commencent leur vie professionnelle dans ces moments les poursuit longtemps. Après des périodes de chômage, des premiers emplois précaires et peu payés, ces CV tâtonnants incitent les employeurs à imposer des salaires inférieurs à ceux qui auraient eu cours en temps normal ou de prospérité. Et du côté des candidats, on remarque un manque de confiance en soi qui le pénalise aussi. C’est ce qu’une de ces études appelle la cicatrice de la récession. Elle se rappelait aux malchanceux pendant plusieurs années: entre trois et dix. 

Seule bonne nouvelle: les entreprises qui ont bénéficié du chômage partiel n’ont pas le droit d’engager du nouveau personnel mais une exception sera faite pour les apprentis en attente d’un contrat au terme de leur formation.

Comme dit l’auteur, la vie est une loterie. On ne choisit pas ses gènes ni son année de naissance. Il y en a de plus ou moins heureuses. 

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Geoffrey Genest, Yves Genier, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet, Chantal Tauxe (ordre alphabétique).

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