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Lu ailleurs

Lu ailleurs / L'énergie verte au secours des industriels britanniques

Amèle Debey

20 décembre 2018

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En octobre dernier, le premier vol commercial alimenté en biocarburant a rejoint Londres depuis la Floride. La technologie verte de LanzaTech pourrait bien donner un sacré coup de pouce à l’industrie britannique, alors que le pays entame sa rupture avec l’Union européenne, rapporte le site Biofuels Digest.



La compagnie Virgin Atlantic s’est associée avec la société néo-zélandaise LanzaTech pour effectuer ce pas historique vert la lutte contre l’utilisation des énergies fossiles. Le Boeing 747 a pu voler en partie grâce à des résidus de gaz carbonique, lesquels s’échappent notamment des aciéries lorsque le métal destiné à confectionner un avion est formé.

«J'ai qualifié cette technologie de recyclage de la plus cool dont j'ai jamais entendu parler», a déclaré le PDG de Virgin Atlantic. «D'autres entreprises recherchent d'autres alternatives. Nous aimons cette technique-ci, car nous la considérons comme commercialement viable et évolutive, avec de nombreuses possibilités d'aller dans le bon sens. Nous pensons qu'il s'agit également d'une grande opportunité pour le gouvernement britannique. Nous voulons que la prochaine usine soit au Royaume-Uni (...) Dans un monde post-Brexit, c'est une évidence.»

LanzaTech pourrait produire près de 500 millions de gallons de ce biocarburant d’ici 2025 et il est prévu que trois des usines soit installées au Royaume-Uni, mais également dans le reste de l’Europe, en Chine et aux Etats-Unis.

«Qui pourrait imaginer qu'une aciérie puisse fabriquer de l'acier pour l'avion et, avec ses gaz résiduaires, constituer du carburant pour le vol», s’enthousiasme la PDG de LanzaTech. «Ce carburant s'est créé dans une aciérie en Chine et a été converti en kérosène en Géorgie. On nous dit que le changement climatique est un problème trop difficile à résoudre pour nous. Mais il faut de l'innovation, de la volonté et de la réglementation. Aujourd'hui, l'avion est alimenté par l'innovation. Mais aussi par une volonté forte.»

Le fondateur du groupe Virgin, Richard Branson, a lui-même participé à ce premier vol pour accueillir les réactions des autres passagers à l’atterrissage. Sur son blog, le businessman milliardaire a salué ce résultat historique qui pourrait, dit-il, faire économiser près d’un million de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 2100 vols aller-retour entre Londres et New York.


Retrouvez l'article original de Biofuels Digest en cliquant ICI!

VOS RÉACTIONS SUR LE SUJET

1 Commentaire

@stef 27.01.2019 | 15h05

«Bon début, en espérant que ce ne soit pas que du marketing...»


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