Média indocile – nouvelle formule

# 19 novembre 2021

semaine n°46

Actuel

«Big pharma», quel bilan écologique?

Anne Voeffray

La politique actuelle du tout vaccinal nous montre ses limites, tant sur le plan sanitaire qu’écologique. L’industrie pharmaceutique est en effet parmi les plus polluantes de notre planète, plus que le secteur automobile. Ne serait-il pas temps d’effectuer un bilan écologique de la production de milliards de vaccins, du coût énergétique de leur transport par camions frigorifiques, et de la gestion de leurs déchets?

Nous étions deux dans la salle d’un cinéma indépendant lors de la projection du documentaire de Perrine Bertrand et Yan Grill, «Etre avec les abeilles». Nous étions deux à nous sentir, comme ces millions d’abeilles, pris au piège d’un monde dont on ne sait plus faire partie en l’état et cherchant nos ressources propres afin d’y survivre malgré tout. Les abeilles vivent et travaillent en communauté, avec solidarité, autonomie et conscience des générations futures. Afin de polliniser nos écosystèmes mal en point, quelques apiculteurs atypiques tentent de les protéger de l’activité des autres humains avides ou poussés aux rendements: offrir aux colonies d’abeilles un habitat traditionnel dans les arbres et à proximité de cultures biologiques diversifiées; les laisser coexister avec leurs divers micro-organismes viraux ou bactériens; arrêter de traiter leurs maladies avec des médicaments qui contribuent à les affaiblir et les décimer; soutenir leur immunité naturelle, leur propolis étant le meilleur médicament; leur offrir une alimentation saine, leur miel exempt de sucre ajouté. Cette comparaison apicole devrait nous permettre d’imaginer un traitement bienveillant et intelligent similaire dans la crise sanitaire actuelle, semblant entrer en chronicité. Les scandales liés à Montsanto ou Bayer et la mise sous tutelle de l’agriculture par les géants de l’agro-business n’étant plus un secret d’Etat, il semblerait que nous ayons davantage de difficulté à admettre ceux associés aux industries pharmaceutiques à qui l’on accorde une confiance quasi aveugle. L’entreprise Pfizer a été condamnée pour un total de plus de 6 milliards de dollars pour: corruption de médecins et de dirigeants gouvernementaux, publicité mensongère omettant de graves effets secondaires, fausses études, création d’un virus synthétique ayant contaminé trois de ses employés, etc. «Cet aspect a été soulevé par le Parlement Européen lors du choix des fabricants de vaccins contre le Covid-19, mais n'a pas été retenu comme critère de sélection.»  Lire la suite...


Le dessin de la semaine

« Burn out »

Un dessin Tony Marchand