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Lu ailleurs

Lu ailleurs / Non à l’université chinoise en Europe!


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A Budapest, des milliers de manifestants ont protesté contre le projet de construction du campus chinois de l’université Fudan dans le sud de la capitale hongroise. «Un coup d’essai réussi pour l’opposition réunie contre le Fidesz du premier ministre Viktor Orbán alors que la campagne pour les élections de 2022 a déjà débuté», explique «Le Courrier d'Europe centrale».



De cette manifestation anti-Orbán à Budapest, les médias ont peu parlé. Elle a pourtant une résonance européenne. La foule de ces Hongrois, parmi laquelle beaucoup de jeunes, protestait contre l’installation de la grande université Fudan en lieu et place d’un projet de logements pour étudiants. Cela au terme d’un accord avec la Chine qui prêtera le milliard et demi d’euros, dûment remboursables, nécessaires à ce temple du savoir à la mode de Shanghai où se trouve la maison-mère. Le Courrier d’Europe centrale rapporte les propos des mécontents. «Ça y’est, la Chine a acheté le pays, ils vont faire ce qu’ils voudront», se désole Laszlo, un militant de l’opposition. Il insiste sur le danger posé par l’implantation de l’institution chinoise: «Le gouvernement chinois est très agressif et espionne activement tous les pays du monde, cette université sera une de leur base arrière», prévient-il. Beata, hors parti, est aussi en colère: «Je suis enseignante en école primaire, et je vois tous les jours la réalité des écoles hongroises. Que le gouvernement finance les universités hongroises au lieu de donner autant d’argent à une université étrangère et communiste!»

Toutes les forces opposées au parti de Viktor Orbán utilisent ces protestations comme un tour de chauffe avant les prochaines élections prévues en 2022. Présentant le Fidesz, parti de droite voir d'extrême droite, comme l’allié du Parti communiste chinois.

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