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ACTUEL / Mœurs

La «du Kultur» d’entreprise, ce leurre démocratique

L e tutoiement entre chefs et employés est censé dire une nouvelle horizontalité des rapports, il n’empêche pas la brutalité hiérarchique. Pour les Suisses Romands, il sonne aussi comme la marque l’une domination alémanique insensible aux nuances de codes entre les langues. Histoires de coolitude imposée aux CFF et chez Tamedia, qui pousse le tutoiement jusque dans ses offres d’emploi.

«Je pense, avec mes collègues de la Direction générale, que cette soirée est une bonne occasion de vous proposer à toutes et à tous le tutoiement au sein de l’entreprise. Je m’appelle Christoph.» Le 4 mai 2016, lors d’une grande fête réunissant près de 2000 collaborateurs à Baden, Christoph Tonini, directeur général du groupe de presse zurichois Tamedia, a inauguré l’ère de la «du Kultur». «On s’est dit, ce n’est pas très malin, mais pas sérieux non plus: ils ne vont pas vraiment appliquer le tutoiement généralisé», raconte Fabiano Citroni, journaliste au Matin Dimanche, un des titres...

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Luc Debraine, Sarah Dohr, Zeynep Ersan Berdoz, Isabelle Falconnier, Denis Masmejan, Patrick Morier-Genoud, Florence Perret, Jacques Pilet (ordre alphabétique).

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