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ACTUEL / Canada

Meurtres et disparitions: l'Enquête nationale désespère les familles

C 'est l'une des grandes décisions du gouvernement canadien: une enquête promise aux familles de 4000 femmes et filles autochtones disparues et assassinées ces quarante dernières années. Justin Trudeau avait décidé en 2015 de doter l'état fédéral canadien d'une organisation dans les provinces et les territoires qui permette enfin aux familles et proches de rétablir la communication avec les autorités pour en savoir plus sur les causes de ces disparitions et assassinats. La colère et l'incompréhension ont depuis grandi face à l'inefficacité et la violence qui ont caractérisé les échanges entre les familles et ceux qui ont été recrutés dans le cadre de cette «Enquête nationale» pour leur venir en aide. Une lettre ouverte à l'attention de la ministre en charge des affaires autochtones Carolyn Bennett demande la suspension de cette Enquête et une totale remise à plat.

Cette «Enquête nationale» s'est transformée en désastre national pour les membres des communautés de «premières nations» autochtones vivant au Canada. La dureté des attitudes – décrites comme humiliantes et «colonialistes» par des familles laissées dans le brouillard – de la machine administrative, ainsi que le verrouillage ferme de la communication en sont les causes principales. Cette «Enquête» devait pourtant permettre de rouvrir des cas de viols, meurtres et disparitions jamais élucidés, des cas laissés dans des dossiers à peine renseignés, sans le moindre début d'investigation digne...

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Luc Debraine, Sarah Dohr, Zeynep Ersan Berdoz, Isabelle Falconnier, Denis Masmejan, Patrick Morier-Genoud, Florence Perret, Jacques Pilet (ordre alphabétique).

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