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ACTUEL / Canada

Meurtres et disparitions: l'Enquête nationale désespère les familles

C 'est l'une des grandes décisions du gouvernement canadien: une enquête promise aux familles de 4000 femmes et filles autochtones disparues et assassinées ces quarante dernières années. Justin Trudeau avait décidé en 2015 de doter l'état fédéral canadien d'une organisation dans les provinces et les territoires qui permette enfin aux familles et proches de rétablir la communication avec les autorités pour en savoir plus sur les causes de ces disparitions et assassinats. La colère et l'incompréhension ont depuis grandi face à l'inefficacité et la violence qui ont caractérisé les échanges entre les familles et ceux qui ont été recrutés dans le cadre de cette «Enquête nationale» pour leur venir en aide. Une lettre ouverte à l'attention de la ministre en charge des affaires autochtones Carolyn Bennett demande la suspension de cette Enquête et une totale remise à plat.

Cette «Enquête nationale» s'est transformée en désastre national pour les membres des communautés de «premières nations» autochtones vivant au Canada. La dureté des attitudes – décrites comme humiliantes et «colonialistes» par des familles laissées dans le brouillard – de la machine administrative, ainsi que le verrouillage ferme de la communication en sont les causes principales. Cette «Enquête» devait pourtant permettre de rouvrir des cas de viols, meurtres et disparitions jamais élucidés, des cas laissés dans des dossiers à peine renseignés, sans le moindre début d'investigation digne de ce nom. Cette organisation avait pour but de retrouver la trace des sœurs, cousines, mères ou épouses disparues ces quarante dernières années sur tout le territoire canadien, ainsi que dans des États du pays voisin, les États-Unis. Elle devait aussi conduire à la réouverture des dossiers laissés en sommeil, aboutir à des interpellations, des inculpations, des condamnations... Mais rien ne tout cela ne s'est produit. 

L'apport financier de 53,8 millions de dollars canadiens (40,5 millions de francs) sur deux ans entre 2016 et 2018 a certes permis d'ouvrir des bureaux pour recevoir des familles, procéder à l'enregistrement de certains témoignages. «Mais cette somme importante a mené à une véritable gabegie administrative et managériale dans la façon de gérer les rapports entre des familles et une administration accusée aujourd'hui par ces mêmes familles de les victimiser», raconte Maggie Cywink, conseillère spéciale du ministère du procureur général de la province d'Ontario, affectée aux affaires judiciaires liées aux populations indigènes. «La gestion de cette "Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA)" ressemble un peu au chaos ambiant de la Maison Blanche avec ces personnes qu'on vire régulièrement pour cacher ce qui ressemble à une succession de mauvais choix, de procéder avec les familles», complète Maggie Cywink. Dans une lettre ouverte récemment à la ministre en charge des affaires autochtones, Maggie et les cosignataires demandent que la rallonge de 50 millions de dollars pour une extension de deux années supplémentaires de l'«Enquête» ne soient pas validées. «Pour l'instant, la Ministre reste muette sur la question. Je pense qu'elle ne peut encore communiquer sa décision car des familles témoignent à Vancouver, en Colombie britannique, cette semaine. Cette enquête devrait par respect pour les familles finir dans les temps... il y a eu un déficit de prise en considération du traumatisme des témoins et du dédain pour nos chères disparues. Comment peuvent-ils continuer ainsi? Il n'y a eu depuis l'ouverture de l'enquête en 2016 qu'une audition de trois jours dans la province d'Ontario et on se demande encore pourquoi. L'enquête doit se dérouler sur deux ans avec un budget de 53,8 millions de dollars canadiens, et une rallonge de 50 millions de dollars sur deux ans supplémentaires a été demandée. Pour nous, c'est absurde.»

Un drame familial

Maggie Cywink avait une sœur, Sonya, sa cadette, surnommée «Biiskwaa-noodin-kwe» en Ojibway, un nom provenant en réalité de la tribu Lakota. En anglais, Sonya est «The Whirlwind Woman». On pourrait traduire ceci par «La Femme-Ouragan», une femme pleine de dons et tout en sensibilité, quelqu'un de particulièrement bon aux yeux de sa famille. Une sœur qui n'a eu de cesse d'appeler à aimer les autres et à leur pardonner leurs erreurs. Cette femme souriante de 31 ans, originaire de Birch Island avait perdu son «statut» d'autochtone lui permettant de vivre au sein de la réserve, de participer aux décisions d'une communauté aux droits renforcés, ses parents n'étant pas à 100% d'ascendance autochtone. Sa famille a donc vécu en marge de la «protection» de la communauté, cherchant à d'abord magnifiquement fonctionner en anglais par désir d'assimilation. Dans les échanges entre Maggie, Sonya et leurs parents, la langue Ojibway ne servait qu'à communiquer un peu plus vivement les ordres de la vie courante, le reste s’apparentait à une vie urbaine et canadienne. Sonya maîtrisait la langue anglaise avec verve et style. «Ces mots étaient comme des tableaux en cours de création», raconte Maggie pleine d'amour pour sa jeune sœur, à une journaliste de Vice. Sonya, une artiste aux écrits ciselés et inspirés, une poétesse positive toujours selon sa sœur Maggie. «The Whirlwind Woman» était une fan d'échanges épistolaires. En 1992, elle écrit à son père un texte où elle parle de son «mal du pays» et dit qu'elle regrette de leur avoir donné autant de soucis, à lui et à sa mère. La sœur de Maggie était passée par des mauvais moments, une vie d'addiction à l'alcool, un épisode très difficile qui commençait à s'estomper à force d'espoir, de prières et de soins. Elle avait aussi dû se prostituer pour gagner sa vie. Dans son cas, cela a accéléré sa lente déchéance, sa déconnexion avec le monde.

Elle a été tuée en 1994. Son corps a été retrouvé à quarante minutes de la ville de London, en Ontario, là où elle avait été vue pour la dernière fois. L'enquête sur cette mort est restée au point mort, faute de témoignages crédibles, faute d'une véritable volonté des autorités policières d'approfondir l'investigation avec des moyens dignes de ce nom, comme des milliers d'autres cas. Pourquoi la police d'Ontario ne s'est pas plus investie dans cette affaire comme elle ne s'est pas plus investie dans les autres affaires de disparation des jeunes femmes?  Pour le site APTNews, la police provinciale ontarienne et le Sergent Chris Gheysen, détective principal sur l'affaire, expliquaient que c'était «un cas difficile car il n'y avait pas de témoins venant spontanément». Gheysen précisait être sûr que beaucoup des gens qui ont connu Sonya savaient sans doute qui était le tueur. Mais personne n'est venu. Une véritable omerta. «Les quelques informations que la police provinciale d'Ontario sont aujourd'hui limitées. Ce cas reste encore considéré comme une enquête bel et bien en cours. Nous allons cependant, pour le 25e anniversaire de la mort de Sonya en 2019, lancer notre propre enquête et offrir 65'000 dollars canadiens de récompense (49'000 francs) à toute personne nous fournissant des informations menant avec certitude à celui qui a tué Sonya. Les discussions sur les modalités de cette investigation privée se font actuellement», confie Maggie.  

«En juillet 2017, le procureur général de la division judiciaire en charge des autochtones a organisé une réunion avec les autorités de police d'Ontario et le bureau du Coroner de la province pour répondre à nos questions. Elles ont toutes entraîné des réponses, à notre satisfaction, sachant que nous ne voulions prendre aucun risque de voir l'enquête sur Sonya échouer. Nous continuerons à espérer que le meurtrier sera retrouvé», continue Maggie. «Je suis née de parents et ancêtres résilients. On m'a appris dès le plus jeune âge que "la mort a toujours fait partie de l'existence dans ce monde". Notre famille et notre communauté ont enduré de nombreuses morts violentes que ça m'a, de plusieurs façons, permis de dépasser l'assassinat de ma petite sœur et de me guérir aussi. Je crois que l'on a pu me donner une chance à un très jeune âge d'apprendre à faire face aux tournants tragiques de l'existence, et à grandir, à vivre au regard des autres autour de moi, dont les familles étendues, la communauté et les amis. Je crois que les capacités d'accepter, d'apprendre, de tout garder en mémoire et d'aller de l'avant étaient des cadeaux de la vie à ma naissance.e suis heureuse de pouvoir tout mettre en perspective et de progresser sans que les douloureux événements me fassent plus de mal. C'est ainsi que je peux faire le travail auprès des familles des femmes et des filles tuées et disparues. J'ai appris à pardonner le meurtrier de ma magnifique jeune sœurSonya qui ne sera peut-être jamais retrouvé, ni condamné, c'est une question de tranquillité d'esprit pour moi.»

Sonya est une des 4000 victimes recensées et dont les responsables de leur mort n'ont pas été confondus. © Maggie Cywink

Il faut revenir au contexte sociologique, au phénomène d'exclusion auquel la population autochtone est confrontée dans tout le pays. Les difficultés économiques pour ces femmes et leurs familles, le climat de violence et d'insécurité dans lequel certaines de ces femmes vivaient, l'obligation pour une partie d'entre elles de se prostituer – et donc de s'exposer à de très gros dangers – dans des quartiers malfamés des villes contribuaient à exclure ces femmes et ces filles. Tout ça pour pouvoir se nourrir ou nourrir leur famille. Sans compter la discrimination qu'on leur oppose au quotidien dans une ex-société colonialiste qui, à l'image de l'Australie et des Etats-Unis, n'a pas encore fait la paix avec son histoire sanglante de colons blancs se voyant en êtres supérieurs.

En réalité, ces 4000 femmes disparues et assassinées, c'est un des drames qui dessinent le portrait d'une communauté vulnérable depuis la création du Canada. La sœur de Maggie Cywink ajoute: «C'est comme si la vie des autochtones ne comptait pas», en écho à ce qu'on a pu entendre de l'autre côté de la frontière avec le mouvement «Black Lives Matter» (la vie des noirs compte). Les femmes visées par les prédateurs sexuels sont socialement les plus fragiles. Elles luttent pour leur survie, souffrent de dépendance à l'alcool ou aux drogues. Elles présentent exactement les caractéristiques d'un être humain disqualifié, sans ressources, sans défense, bref un profil idéal pour des criminels. Le racisme est présent bien sûr, insidieux, on n'aime pas le dire publiquement mais certaines réponses d'agents de police à l'annonce de la disparition d'une jeune femme répondaient de manière presque automatique. «Elle doit être en virée pour boire le plus possible, elle reviendra dans quelques jours.»

Prédateurs impunis

Un homme a fait parler de lui. Un prédateur sexuel, un tueur en série qui avait été repéré, a ensuite été arrêté en 2002, condamné en 2007 pour six meurtres dans la région de Vancouver. Son nom est Robert Pickton. L'enquête a été extrêmement longue. Des traces ADN laissaient présumer qu'il avait tué vingt personnes de plus. Cela a pris énormément de temps pour la police de l'appréhender. L'homme utilisait d'autres femmes comme des leurres. Il s'est avéré qu'il en avait tué beaucoup plus, 49 en tout et qu'il espérait aller jusqu'à 50. L'homme qui élevait des porcs aurait donné les corps de ses victimes à manger à ses animaux, ce qui rendait l'enquête compliquée, en l'absence de traces. Un lanceur d'alertes avait prévenu la police en 1999 que Pickton avait un congélateur rempli de chair humaine. La police, après l'avoir interrogé, reçut l'accord de Pickton de fouiller sa ferme, ne fera rien avant 2002.

Les associations de défense des communautés autochtones dénoncent régulièrement le racisme et l'inertie des autorités. Leur combat a pris un sacré tournant depuis que l'organisation Human Rights Watch s'est emparé du dossier. La sous-commissaire de la Gendarmerie royale du Canada en 2014, Brenda Butterworth-Carr, une Autochtone originaire de Dawson City dans le Yukon, a récemment été nommée commandante de la division F qui inclut toute la Saskatchewan et elle ne connaît que trop bien les enquêtes non abouties, voire pas débutées du tout. Dans un débat en 2014 pour la chaîne de télévision ontarienne TVO, elle ne cachait pas que les forces de l'ordre avaient multiplié les erreurs. La sous-commissaire expliquait alors que «la Gendarmerie royale du Canada s'était excusée. Ce sont des femmes qui sont vulnérables et notre rôle fut d’accroître la prise de conscience dans les communautés, sur les besoins de sécurité en matière de santé, d'éducation. A propos des investigations sur les disparitions, notre organisation a constaté que les recherches ont nécessité beaucoup d'énergie en Colombie Britannique, au Manitoba, en Alberta ou dans la Saskatchewan. On a contacté immédiatement les familles dès qu'une personne disparaissait». En gros, la police a toujours fait son métier selon elle. Bridget Perrier de l'association Sex Trade 101, qui lutte pour l'abolition de la prostitution depuis ses bureaux de Toronto, a rapporté dans ce même talk-show que la disparition de sa belle-sœur annoncée à la police avait entraîné des moqueries de l'agent prenant son appel. «On se sent déshumanisé» explique cette militante autochtone. Le meurtrier Pickton a tué 49 femmes et ce sont «98 enfants qui sont devenus orphelins à cause de cet homme. Des enfants doivent faire face à un même niveau d'insécurité que leurs mères disparues à leur époque», analyse Bridget Perrier.

Pour autant, la prise de conscience du peuple canadien et les progrès en matière de mise en garde sont constants. Mais les chiffres viennent étayer la thèse de cette partie de la population déconsidérée. En 2014, le Canada comptait 3% de femmes aborigènes, pour plus de 10% des cas d'homicides et la moitié de ces cas n'ont pas été élucidés. En 2018, on atteint une population d'autochtones de 4% et les homicides dans cette communauté sont plus nombreux, autour de 18%.

Que va faire le gouvernement? Renforcer les moyens de ses polices? Continuer de financer la grande Enquête nationale?

Maggie Cywink avec le premier ministre Justin Trudeau, le 4 octobre 2017 © Maggie Cywink

Et maintenant?

Les personnes chargées de l'Enquête nationale, qu'elles aient travaillé efficacement ou pas, sont aujourd'hui au centre d'un scandale national. Ce que dément la Commissaire en chef de l'Enquête, Marion Buller, qui, si elle devait reprendre la mise en place de l'Enquête nationale, procéderait de la même manière selon ses déclarations reprises ces derniers jours par CBC-Radio Canada. L'incapacité de mettre fin à un fléau qui date depuis plusieurs décennies est, selon les démissionnaires comme l'ex-Commissaire Marilyn Poiras, une déconnexion avec le terrain, avec les travailleurs du sexe, premières personnes en danger d'être violées ou assassinées. Des frictions à l'intérieur de la Commission a atteint un point de non retour. Plus de 25 personnes ont quitté le navire en 18 mois.

En réalité, aujourd'hui il y a urgence pour Maggie Cywink. Une réaction gouvernementale canadienne est demandée, pour aller vers une remise à plat complète de l'Enquête nationale et de ses trop nombreux dysfonctionnements. Maggie constate que «cela fait dix-huit mois que l'Enquête nationale a été lancée et les familles ne se sentent pas bien du tout.» Car il y a eu énormément d'atermoiements, de crises, de chaos pour quasiment aucun résultat. «Le démarrage du travail fut catastrophique. Beaucoup d'argent a été dépensé dans la communication, environ 400'000 dollars (300'000 francs) rien que dans les relations avec la presse... c'est insensé.» Et Maggie de constater que la communication a justement été complètement bloquée, ne permettant pas à la transparence et à un rapport de confiance de s'installer, notamment avec les familles des victimes. «Les membres de la cellule communication de l'Enquête ont seulement réussi à garder le silence sur des dossiers qui nécessitaient d'être justement explicités» ajoute-t-elle.

La question que pose la chargée des affaires judiciaires concernant les indigènes en Ontario est la suivante: «Pourquoi y a-t-il autant de violence aujourd'hui dans les échanges avec les familles, avec la police, avec les travailleurs sociaux au service des filles autochtones?» Toujours selon Maggie Cywink, les recommandations de bon sens de la commission de cette enquête ne sont pas suivies d'une mise en application. «Alors à quoi bon continuer ainsi?», lâche-t-elle, dans un moment où la lassitude remplace un ton plus motivé. Le mandat de l'Enquête est d'examiner les causes systémiques de la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. C'est une activité indépendante du gouvernement fédéral et des pouvoirs locaux. L'Enquête a entendu jusqu'à maintenant un tiers des 900 personnes enregistrées. Les conclusions du rapport final seront connues d'ici le 1er novembre 2018.

Mais s'il y a un nom qui ressort de ce désastre, c'est celui de Justin Trudeau, le premier ministre du pays depuis 2015 qui, contrairement à son prédécesseur Stephen Harper, a fait de cette cause un argument de campagne pour tenter d'être élu. Cette cause est-elle vraiment la sienne? Depuis 2016, date de la mise en place de l'organisation de l'ENFFADA, les familles de femmes disparues dénoncent une attitude plus électoraliste que volontariste. Pourtant l'engagement du premier ministre auprès de celles qu'on appelle les «First Nations», composant les communautés autochtones, ou encore auprès des populations inuits ou métisses, se fait sentir sur plusieurs niveaux. Le fils de Pierre Trudeau était en direct sur sa page Facebook récemment, depuis la Chambre des Communes du Canada. Il a demandé pardon, au nom du gouvernement canadien, au peuple Tsilhqot'in, pour la pendaison de leurs chefs en 1864, alors que ces derniers «ne faisaient que défendre leur territoire face à un Canada qui leur a manqué de respect», selon les mots du chef du gouvernement à l'assemblée et devant les représentants de cette communauté.

Le combat du premier ministre pour réhabiliter la mémoire de ces chefs aux yeux de tous les Canadiens semble sincère. Les «pas en avant» vers la population autochtone n'impliquent pas le même degré d'investissement cependant. Maggie Cywink a d'ailleurs expliqué à Justin Trudeau publiquement qu'il fallait qu'il change d'approche. «Si vous voulez être salué comme le premier ministre qui a soigné les liens avec les premières nations, alors vous devez commencer avec nos femmes et nos familles.» Elle ajoute dans une déclaration reprise sur sa page Facebook, «c'est un moment critique dans notre histoire et ce que vous laisserez dans l'histoire sera évalué en fonction du degré de réussite de vos réponses aux questions importantes de notre société. Alors, je vous demande, dans 100 ans, serez-vous vu comme le premier ministre qui a changé la relation du Canada avec son peuple autochtone... ou serez-vous vu comme un politicien de plus, dans la très longue liste de politiciens qui se sont simplement dévoyés dans leur logique tellement vue de promesses vides».


Shades of Our Sisters, un site sur lequel on peut lire, entre autres, l'histoire et le portrait de Sonya.


Discours de Maggie Cywink et déclarations de Justin Trudeau, le 4 octobre 2017

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