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Journ'Arles 6/6

La Colombie, muy caliente

La photographie d’Amérique du Sud est mise en valeur aux Rencontres d’Arles. En particulier grâce à «La Vuelta» à la chapelle Saint-Martin du Méjan, consacrée à 28 artistes colombiens de différentes générations. Le titre renvoie à un terme d’argot colombien qui veut dire «activité illégale», mais aussi à la réalité d'un pays qui donne enfin le tour après un accord de paix signé avec le groupe insurgé des FARC.

L’exposition rappelle combien la Colombie a toujours été un foyer de forte création en Amérique du Sud. Et combien elle l’est encore davantage aujourd’hui. Photographes et artistes empoignent avec une belle liberté les thèmes de la violence, de l’identité, de la ville contemporaine ou du passé d’une République au destin chaotique. Leur maîtrise formelle ajoute à la conviction d’avoir affaire à une scène créative de premier ordre sur la carte mondiale de l’art. Les autoportraits ironiques de Juan Pablo Echeverri ou Santiago Forero côtoient dans l’exposition les délicats travaux sur la mémoire d’Oscar Munoz, grande figure de l’art contemporain et de la photographie en Colombie.

L’exubérante photo populaire colombienne est montrée à La Croisière, les marges chiliennes cadrées par Paz Errazuriz sont à découvrir aux Ateliers de la Mécanique, la vie urbaine latino-américaine se déploie en 350 images l’Espace Van Gogh: la photo sud-américaine mérite cette accentuation  dans  l'édition 2017 des Rencontres d’Arles.

Lille-Lausanne, nouvel axe d’échanges culturels?

Une petite information pour terminer ce Journ’Arles de bord (du Rhône). Comme annoncé samedi matin à Arles, Anne Lacoste, conservatrice au Musée de l’Elysée de Lausanne, quitte l’institution vaudoise pour devenir conseillère technique d’un nouveau projet d’institut français de la photographie qui sera créé à Lille, dans les Hauts de France. Cette création se fera en partenariat avec les Rencontres d’Arles et son directeur Sam Stourdzé, lui aussi un ancien du Musée de l’Elysée. Lequel accueillera dès octobre un nouveau conservateur en chef, le Français Marc Donnadieu, actuellement responsable de l’art contemporain au LAM_Lille Métropole.



Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr, Geoffrey Genest, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud (président), Jacques Pilet, Chantal Tauxe, Faridée Visinand, Ondine Yaffi (ordre alphabétique).

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