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L’entreprise est bien nommée: Paycon AG. Son siège est à Schindellegi (Schwytz), elle prétend fournir divers services internet, des moyens de paiement et des conseils commerciaux. En fait, elle bombarde au hasard des numéros de portable et propose des cadeaux si l’on clique. Les personnes vulnérables tombent dans le piège.



Dès lors elles se trouvent «abonnées» et reçoivent des cascades de SMS surtaxés (10.- chacun!), le total se trouvera sur la facture de l’opérateur qui grimpe fortement sous la rubrique: «Services Premium».

Le numéro à éviter: 595. En cas d’arnaque, il faut envoyer un SMS avec ces seuls mots: STOP ALL. Ecrire un mail à l’adresse indiquée sur le site? Inutile, il vous revient non lu. On peut alors demander à l’opérateur de bloquer les SMS à numéros courts mais l’on se prive ainsi de certains services réellement utiles. Il est inadmissible que Swisscom, Salt et Sunrise ne mettent pas fin à ces arnaques alors que les plaintes pleuvent auprès d’eux. 

En juin 2021 déjà, la police zurichoise dénonçait le procédé. Il était alors constaté des abonnements forcés de 9.90.- par mois grâce à un appât à travers le numéro 933. Le site cybercrimepolice.ch explique tout. Deux entreprises sont impliquées: Mobile Trade AG à Altendorf (Schwytz encore!) et Proton AG. Leurs numéros attrape-mouches ne sont pas attribués directement à ces maisons de pirates mais celles-ci les font gérer par des «prestataires de service» affiliés. Histoire de brouiller les pistes.

Que recommandent les Zurichois?

  1. se plaindre auprès de Paycon AG ou de Mobile Trade AG
  2. contester votre facture téléphonique auprès de votre opérateur
  3. informer l’Office fédéral de la communication (TP-ND@bakom.admin.ch)
  4. s’adresser carrément à l’ombudsman de la Confédération! 

Bizarrement, aucun mention de la possibilité d’une plainte pénale contre ces entreprises parasitaires. Interrogé, le Ministère public de Schwytz nous informe pourtant que chaque personne lésée peut le faire par lettre rédigée selon l’article 110 du Code pénal suisse. Il nous précise aussi que par décision du 21 octobre 2021, le Tribunal pénal fédéral a chargé le Ministère public de Thurgovie d’enquêter sur les agissements des deux entreprises en question. Manifestement celles-ci n’ont cure de cette procédure car Paycon AG continue ces jours-ci de faire pleuvoir les SMS surtaxés.

D’autres délits sont manifestement traités avec plus de diligence. En Suisse le cybercrime a encore de beaux jours devant lui.

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