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Culture / Des montagnards joyeusement libertaires


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«Les saisons du mélèze», Walter Rosselli, Tarabuste Editeur, 140 pages.



Walter Rosselli est né au Tessin et il vit dans le canton du Jura. Il écrit aussi bien en français qu’en italien, parfois en vallader (une langue romanche). C’est un gars sympa, un homme joyeux et bon. Contrairement à Ramuz, il met en scène dans son dernier livre des montagnards bavards, ancrés dans l’époque et ses problématiques, bons vivants, à la conscience éveillée. Pas de douloureuses introspections calvinistes, pas de malheurs métaphysiques. Plutôt une révolte fondée sur le bon sens terrien. Chez Rosselli, la montagne n’écrase pas, elle encourage au contraire à regarder au-delà, la montagne n’impose pas sa loi, elle encourage les hommes et les femmes qui y vivent à créer la leur. Le récit se déroule à la terrasse du café du Mélèze. Il y a là Paul-Emile Victor, Le Petit Court et Séverin Omar. Ils viennent d’amener leur lait à la laiterie intercommunale, ils boivent de la bière ou du vin rouge, fument des cigarettes bon marché, et ils dissertent. Ils parlent de politique, de sexualité, de biologie, d’écologie… C’est joyeusement libertaire et impertinent. «Ne ferait-on pas mieux de tout bazarder et de revenir à une saine absence de gouvernement, puisqu’on a déjà atteint l’absence de gouvernance?»         

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