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LU AILLEURS / Sexualité

Le coronavirus ne fait pas du bien au sexe

P lusieurs médias se sont penchés sur le sujet: le sexe par temps de coronavirus est problématique. Surtout que les puritains en profitent pour imposer soit l’abstinence soit le cantonnement à des relations bêtement monogames.

En Angleterre, avoir des relations sexuelles avec une personne avec qui l’on ne vit pas est désormais illégal, explique le Evening Standard. Jusqu’alors, The Health Protection (Coronavirus, Restrictions) Regulations 2020 stipulait que les Britanniques devaient rester chez eux et éviter tous les déplacements, sauf ceux qui sont essentiels, mais ne parlait pas des réunions dans les lieux privés.

La loi précise désormais que seules les personnes ayant des «excuses raisonnables» sont autorisées à se réunir à l'intérieur d’une maison où ils ne vivent pas, et le sexe ne figure pas sur la liste des exceptions à cette règle, qui comprend les professionnels du sport, les personnes assistant à des funérailles, les personnes vulnérables fuyant un risque de violence, les soignants et les personnes ayant des engagements professionnels inévitables.

Donc, pour s’envoyer en l’air dans une autre maison que la sienne en Angleterre, il faut combiner sport et sexe – ce qui ne doit pas être trop compliqué, ou sexe et funérailles – ce qui pourrait être jugé de mauvais goût.

Faire l'amour masqué

Quoiqu’il en soit, nos amis British sont également priés de ne choser que masqués, toujours selon le Evening Standard, qui précise dans un autre article qu’une étude menée par des chercheurs de l'université de Harvard aux Etats-Unis a révélé que les rapports sexuels pouvaient propager le coronavirus et recommande aux couples de porter un masque pendant leurs activités charnelles. Ce qui ne facilite pas le sexe oral mais peut encourager à tester d’autres figures, notamment celles qui impliquent déjà masques et cagoules, comme le BDSM.

Se limiter à un seul partenaire

Les Irlandais, eux, restent très puritains. Le site Independant.ie relaie les conseils du Dr Tony Holohan, médecin-chef du département irlandais de la santé, lequel estime que les gens devraient «se limiter à un seul partenaire intime pour réduire la propagation du Covid-19». Un seul partenaire? Comment choisir entre sa femme et sa maîtresse, son professeur de yoga et son mari? Lucide, le docteur Holohan avoue: «Nous savons que c’est un défi pour les gens»…   

Non, le coronavirus ne fait pas du bien au sexe. En avril, la RTS annonçait que «les huit portails pornographiques ou offrant des services sexuels présents parmi les 100 sites les plus consultés en Suisse font tous face à une baisse de fréquentation». Ce qui a dû réjouir celles et ceux qui pensent que le porno, c’est mal, et qui démontre que les Suisses n’ont rien a envier aux Anglais ou aux Irlandais.

Les ventes de sextoys en forte augmentation

Par contre, pour finir sur une note positive, relevons que le site Oh! My mag annonçait en mars que «selon la marque Womanizer, les chiffres de vente des sextoys dans le monde entier sont impressionnants par rapport aux prévisions annoncées en début d'année: + 135 % au Canada, + 60% en Italie, + 40% en France ou encore +75% aux États-Unis».

Cela dit, il est à craindre que pour beaucoup de personnes, la sexualité par temps de coronavirus ne soit ni plus ni moins ennuyeuse que la sexualité en temps normal.

Bon pour la tête est une association à but non lucratif, emmenée par un comité de bénévoles composé de Sarah Dohr (présidente), Geoffrey Genest, Yves Genier, Anna Lietti, Denis Masmejan, Patrick-Morier-Genoud, Jacques Pilet, Chantal Tauxe (ordre alphabétique).

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