keyboard_arrow_left Retour
ACTUEL / Mœurs

Le féminisme rétrograde du Bureau fédéral de l’égalité

P aupérisation des pères, promotion défaillante de la garde alternée: en matière d’après-divorce, la Suisse progresse peu et se fait taper sur les doigts par l’instance onusienne anti-discriminations. Mais l’injustice faite aux hommes divorcés n’est décidément pas un thème qui mobilise les responsables fédéraux de l’égalité: Séverine Cesalli, vice-présidente de «Donna2», en a eu la confirmation hier à Berne.

En matière d’égalité homme-femme, la Suisse peut mieux faire. Ses efforts sont louables sur plusieurs fronts, notamment celui de la lutte contre les mariages forcés. Mais elle a un gros point faible: les inéquités entre ex-conjoints après le divorce. Les recommandations visant à les réduire, émises en 2014, n’ont pas été suivies.

Le verdict est sévère: il émane du comité des Nations Unies chargé de la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). Lors de la publication de ce rapport fin 2016, la...