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Culture / Maudits soient les hommes qui font du mal aux petits oiseaux


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«Little Bird», Craig Johnson, Editions Gallmeister, 528 pages.



Dieu aurait fait l’homme à son image, et lorsqu’on voit la photo de l'écrivain Craig Johnson, on se dit que le personnage littéraire Walt Longmire doit, lui aussi, beaucoup ressembler à son créateur. Physiquement et mentalement. Le hasard des rééditions fait que le premier volume des aventures de Longmire, shérif dans le Wyoming actuel, a paru en novembre dernier dans la collection Totem des Editions Gallmeister. Les principales caractéristiques du personnage imaginé par Craig Johnson sont posées dans ce roman. Longmire est une espèce de John Wayne traversé par des questions métaphysiques, en proie à des mouvements dialectiques. Un ours solitaire qui n’aime rien tant que la compagnie humaine, un représentant de la loi qui ne cesse de se demander quelles lois régissent véritablement le monde. Le récit débute avec la découverte du corps de Cody Pritchard. Deux ans avant ça, le jeune homme avait été condamné avec sursis pour le viol en bande d’une jeune indienne. Un sursis moyennement apprécié par la communauté cheyenne. Les autres violeurs sont-ils aussi en danger? Qui cherche à venger Little Bird, l’Indienne violée? Walt Longmire soupçonne-t-il vraiment son meilleur ami, qui se trouve être un Indien? Va-t-il tomber amoureux de cette belle veuve qu’il a l'impression de désirer tout en se demandant, veuf qu’il est lui aussi, s’il est encore capable de désirer une femme, s'il le souhaite véritablement? Walt Longmire s’enfonce dans le blizzard, au propre comme au figuré, sans crainte, solide, et il y a quelque chose de rassurant à le connaître, ne serait-ce que le temps d’un roman.

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